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La Révélation de l’Être ~ Michael Brown

 
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SoHam
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Féminin Bélier (21mar-19avr) 兔 Lapin

MessagePosté le: Lun 21 Mai - 13:11 (2012)    Sujet du message: La Révélation de l’Être ~ Michael Brown Répondre en citant

Citation:

  

   
LA RÉVÉLATION DE L'ÊTRE   

 Par Michael Brown
Traduction révisée 2012


L'objectif de "La Révélation de l'Etre' n'est pas de nous permettre d'obtenir ce dont nous avons besoin ou envie. Elle ne nourrit pas les états non-intégrés de notre corps émotionnel et ses empreintes. Il ne s'agit pas ici d'obtenir quoi que ce soit, nos perceptions demeureront insensibles à cette Révélation tant que nous ferons quoi que ce soit dans le but d'obtenir quelque chose.

'La Révélation de l’Être' peut seulement nous permettre d'expérimenter la conscience de ce que nous sommes. En nous ouvrant à cette révélation, nous recevons toutes choses et toutes choses nous révèlent l’Être.
   
Plaidoyer en faveur de l’Être…   

L'intention de cet écrit est que vous puissiez recevoir puis transmettre cette révélation. Cela va nous demander – au sens symbolique - de nous tenir devant le tribunal du corps mental pour plaider en faveur de l'Etre (en tant que point d'origine de la qualité de l'expérience humaine) face au Faire. Plaider en faveur de l'Etre défie la structure-même de ce que nous considérons être "un comportement humain normal."

Pour cette raison il est nécessaire de commencer ici par définir certains mots aussi clairement que possible afin que nous ayons conscience de ce qu'ils représentent dans le contexte de cet écrit ainsi que dans le cas que nous cherchons à mettre en avant. Ce n'est pas une tâche facile car le corps mental par lequel, nous humains, percevons nos points de référence, s'est établi de son propre chef comme étant "Dieu".

Cet écrit a pour intention de détrôner ce faux dieu et de démystifier tous ses agissements de sorte que nous puissions réaliser que l'Etre est Dieu de toutes choses.
 
  
Faire, Etre et Non-Faire…   

En accomplissant le changement de paradigme du 'faire' vers 'l'être', il n'existe que trois types de dynamiques nécessitant notre attention. Chacune d'entre elles s'exprime à travers notre expérience physique, mentale et émotionnelle :

La première et la plus courante est le "Faire". Nous définirons ici le 'Faire' comme : tout agissement dont l'intention est de manipuler notre expérience. 'Faire' représente toute impulsion physique, mentale et émotionnelle émergeant d'une empreinte émotionnelle inconfortable ou douloureuse, et de la croyance que l'activité qu'elle génère peut endormir ou contrôler la résonance désagréable ressentie par celui qui l'expérimente. En d'autres mots, dans le cadre de cet écrit, toute action initiée comme un moyen de se sentir mieux sera définie comme : "Faire". En effet, tout ce que nous faisons en vue de manipuler notre expérience étant conduit par une empreinte émotionnelle que nous ignorons en grande partie, tout 'Faire' est une impulsion dirigée inconsciemment. A partir de maintenant nous nous référerons dans ce texte à toute la gamme des impulsions inconscientes comme : (le) "Faire".

La seconde n'est pas si courante et émane comme un rayonnement spontané de l'Etre. Bien qu'elle puisse être perçue à travers l'expression de nos émotions physiques, mentales et affectives, elle est en essence l'émanation de notre résonance vibratoire dans ce monde. Cette dynamique est l'expression de "l'Etre conscient" et donc une impulsion dirigée consciemment. A partir de maintenant nous nous réfèrerons dans cet écrit à cette impulsion vibratoire consciente comme : (l')"Etre".

La troisième dynamique est le "Non-Faire". Le 'non-faire' peut aussi signifier "dé-faire". Le 'non-faire' représente toute impulsion physique, mentale ou émotionnelle dont l'intention délibérée est de désactiver le point causal (ou point d'origine) de nos actes inconscients en y posant notre attention ; puis d'apporter de façon inconditionnelle le rayonnement de l'Etre sur le ressenti inconfortable sous-jacent à notre empreinte émotionnelle non-intégrée. Ce qui différencie le "non-faire" du "faire" est l'intention. ("Le Processus de La Présence", par exemple, est basé sur le "non-faire", son intention étant – en activant notre attention – de nous dégager de l'empreinte émotionnelle non-intégrée qui nous amène inconsciemment à 'faire'. En conséquence, cette méthode, si elle est abordée avec cette intention, sert de pont temporaire entre : vivre sa vie en "faisant" et vivre sa vie en "Etant".

Ce n'est qu'avec le regard de l'Etre que nous sommes à même de pouvoir discerner la différence entre ces trois types de dynamiques, non en nous focalisant uniquement sur notre activité physique, mentale ou émotionnelle.

Prenons par exemple deux individus travaillant 12 heures/jour, 7 jours/7. Les deux sont donc dans une dynamique physique, mentale et émotionnelle. Cependant, même s'ils travaillent tous les deux autant, l'un va travailler pour endormir ou contrôler son inconfort intérieur (inconfort émergeant inconsciemment de ses empreintes émotionnelles non-intégrées de peur, colère et douleur) tandis que l'autre travaillera en célébrant la Vie. Extérieurement, les deux peuvent sembler similaires, mais à travers le regard de l'Etre et les résultats perçus, se révèle toujours qui est qui.
 
  
On ne définit pas systématiquement une activité physique, mentale et émotionnelle comme un "faire" du fait qu'elle découle d'une impulsion - on la définit comme telle par l'intention qui la conduit. La règle d'or est la suivante : Si nous abordons une activité physique, mentale ou émotionnelle pour nous sentir mieux - avec l'intention de manipuler nos circonstances pour nous y sentir plus à l'aise - il est fort probable que nous sommes en train de "faire" et non pas "d’Être".
   
La Voie du 'Faire'…   

Lorsque nous nous exprimons physiquement, mentalement ou émotionnellement de façon à endormir ou contrôler notre conscientisation de nos empreintes émotionnelles non-intégrées, nous essayons de 'faire' quelque chose.
A chaque fois que nous sommes dans une dynamique conduite par une peur, une colère ou une douleur non-résolue, nous essayons de 'faire' quelque chose.
Nos expressions conduisent donc toujours à la création de conditions, de situations et de constructions ne servant qu'à nourrir la résonance de notre mal-être intérieur.

Nous créons ainsi constamment et sans le savoir des conditions de travail, des difficultés environnementales, des relations humaines et des arrangements organisationnels entraînant des manifestations continuelles de peur, de colère et de douleur. Nous manifestons des créations qui focalisent notre attention sur un paradigme basé sur le temps dont les fondements sont associés dans notre perception à des moments de notre passé que nous n'avons pas intégrés – des moments dont la résonance irrésolue nous entraîne à nous projeter avec peur, colère ou douleur dans de futures situations que nous pouvons nous attendre à être difficiles.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Si ces conditions énergétiques non-résolues (peur, colère et douleur) sont à l'origine de ce que nous faisons, les conséquences vont évidemment être la peur, la colère et la douleur que nous allons projeter continuellement dans l'instant. C'est ainsi que se déroule naturellement la conséquence de la loi des causes et des effets.

Cependant, lorsque nous sommes dans une dynamique qui est l'expression de notre Etre, les conséquences sont extrêmement différentes :
Elles démantèlent sans cesse toutes les structures extérieures fondées sur le temps.
Elles sont dépouillées de toute protection ou projection.
Elles n'ont plus besoin de copier-coller le passé dans le moment présent.
Elles nous amènent à être toujours dans l'attention respectueuse de l'inconnu qui se déploie continuellement et des résonnances non-encore manifestées dans le moment présent.

Ainsi nos expériences sont-elles toujours nouvelles.
   
Tant que nous ne reconnaîtrons pas l’Être comme étant le point d'origine de la qualité de notre expérience, nous nous alignerons instinctivement et systématiquement sur le 'faire'.   
 
  
 Les Limitations Mentales…   

Aborder et résoudre intellectuellement cette situation difficile – par la réflexion et la compréhension  - est une démarche semée d'embûches car elle fausse de façon inhérente les choses, notre corps mental ne pouvant appréhender la grandeur de l’Être.
Notre corps mental ne possède aucun point de référence concernant la grandeur de l’Être car il n'est fait que de formes-pensées. Tant que nous n'avons pas intégré l'état de notre corps émotionnel, toutes nos formes-pensées naissent de cet état intérieur inconfortable qu'il émane continuellement.

Toutes ces forme-pensées émergeant de notre inconfort sont de nature à se manifester extérieurement au lieu de diriger notre attention vers l'intérieur et résoudre nos empreintes émotionnelles non-intégrées ; elles essaient donc sans cesse de nous convaincre que nous devons "faire quelque chose pour nous sentir mieux."
En embrassant instinctivement et inconsciemment les résonances de ces formes-pensées réactives comme étant valides, nous faisons énormément d'efforts pour essayer de comprendre ce qui nous arrive et réfléchir à ce qu'il nous faut faire pour pouvoir neutraliser notre mal-être intérieur.
 
  
Nous sommes des "faiseurs" lorsque nous croyons que notre réflexion et notre compréhension détiennent une sorte de pouvoir magique pouvant surpasser le rayonnement de l’Être.
  

Lorsque nous sommes dans cette perception des choses, il ne nous vient pas à l'esprit de nous tourner vers l'intérieur – notre ressenti – pour émaner directement la fréquence de l'Etre sur le point d'origine de notre inconfort.
Lorsque nous sommes dans le 'faire', nous ne percevons pas la grandeur de l'Etre. Au lieu de cela, nous mettons inconsciemment en place une expérience où nos agissements ne servent qu'à diffuser notre peur, colère et tristesse non-intégrées dans tous les aspects de notre vie extérieure. C'est ainsi que nous semons et récoltons l'inconfort/la douleur.

Il ne nous vient pas à l'esprit qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour transformer notre mal-être continuel. En fait, plus nous sommes dans l'inconfort, plus nous entrons dans une activité mentale et ses états conséquents qui nous amènent à 'faire' ; et plus nos états sur le plan mental nous amènent à 'faire', moins nous arrivons à prendre conscience que tous nos agissements découlent de notre réaction face à notre état émotionnel non-intégré.
   
Lorsque nous atteignons l'âge adulte, nous ne sommes plus des 'Être- humains' - nous sommes des 'Faire- humains'. 
  
   
Le Test du 'Faire' et de 'l’Être'…   

Nous humains, ne savons percevoir le monde qu'à travers les yeux du 'faire'.
Même si la réalité de notre situation difficile se trouve juste devant nos yeux, nous sommes aveuglés par notre perception et par notre allégeance au 'faire' comme moyen de nous ajuster à la qualité de notre expérience.

Des conseils simples et bénéfiques nous sont offerts pour nous aider à nous libérer de cette situation comme par exemple lorsque l'on nous dit :
   
"Soyez tranquille et sachez que je suis Dieu."   
"Soyez dans le moment présent."   
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."   
ou encore, comme le Mahatma Gandhi l'a enseigné :   
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."   

Comment savons-nous si nous sommes dans le 'faire' ou dans l’Être ?
C'est facile à vérifier. Faites le test : Relisez les quatre phrases ci-dessus.

Si nous sommes des faiseurs et valorisons donc le 'faire' comme un moyen de nous ajuster à ce que nous expérimentons, notre attention va alors se porter sur les mots "tranquille", "moment présent", "heureux" et "paix" pour comprendre la sagesse transmise par ces paroles. En lisant ces mots, nous nous attacherons systématiquement et inconsciemment aux mots "tranquille", "moment présent", "bonheur" et "la paix" ; nous commencerons alors à étudier et analyser les caractéristiques de la tranquillité, du moment présent, du bonheur et de la paix comme si elles étaient des ingrédients magiques susceptibles de nous aider à transformer la qualité de notre expérience actuelle.

Les faiseurs se demandent :
"Comment puis-je être tranquille ?"
"Comment puis-je entrer dans le moment présent?"
"Comment puis-je réaliser le bonheur?"
"Comment puis-je atteindre la paix?"

En nous posant ces questions nous passons complètement à côté de la sagesse que nous recherchons.
Nous agissons alors en créant systématiquement autour de nous des situations ne servant qu'à entretenir ce mal-être qui conduit toutes nos actions, et peu importe à quel point celles-ci sont pures et bien intentionnées.

Nos religions, nos groupes spirituels et nos organisations naissent tous de cette tendance au 'faire'.
Puisque ces structures organisationnelles encouragent une activité répétitive qui nous devient vite familière et routinière - et puisque l'accoutumance est un somnifère entraînant inconscience et comportement égocentrique chronique - toutes les actions que nous réalisons dans le but d'être "tranquille", d'entrer dans "le moment présent", de réaliser "le bonheur" et d'atteindre "la paix", ne mènent nulle part.
Avec le temps, l'évidence se fera jour que ces actions mènent toutes directement vers des situations nourrissant la peur, la colère et la douleur - les résonances causales d'où ces situations ont émergé.

Ce cycle se poursuit perpétuellement car nos agissements ne sont pas les fruits de notre volonté de connaître la vérité de l’Être mais plutôt des tentatives d'étouffer le mal-être intérieur provenant de nos empreintes émotionnelles non-intégrées.

L'intention est cruciale – c'est la boussole de toutes les conséquences.
 
  
Lorsque nous sommes dans le 'faire', nos diverses approches "spirituelles"
ne sont pas des réponses à Dieu.  
   
Nous ne rayonnons pas depuis l’Être – nous réagissons face à un mal-être.    

Lorsque nous sommes dans le 'faire', ce que nous sommes incapables de percevoir et d'appréhender est que des paroles comme "Soyez tranquilles et sachez que je suis Dieu" et "Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde" ne peuvent être appliquées en faisant quelque chose.
Lorsqu’il s’agit de mettre en pratique la vérité de ces paroles, quelques soient nos actions et combien elles sont nobles -  elles ne mènent nulle part, n'accomplissent rien et s’avèrent aussi inutiles que se débattre désespérément en essayant de traverser l'océan.

Le test du 'faire' et de 'l'être' ci-dessus est infaillible.
Nous pouvons bien sûr faire croire à notre entourage que nous sommes libérés du piège perceptif de l'état émotionnel non-intégré qui nous pousse sans cesse à 'faire',  mais nous ne pouvons tromper notre propre expérience.
   
Nous ne pouvons tromper la condition actuelle de notre propre matrice perceptive –   
elle Est ce qu'elle Est.   

Lorsque nous sommes profondément dans l’Être et que nous sommes alignés avec le point d'origine de la qualité de notre expérience -- avec ce que Dieu représente pour nous et avec qui nous sommes -- alors, lorsque nous lisons les paroles suivantes…
   
"Soyez tranquilles et sachez que je suis Dieu."   
"Soyez dans le moment présent."   
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."   
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."   

. . . notre attention se porte immédiatement sur le mot "Soyez".

Nous savons que le pouvoir de ces phrases réside dans l’évidence : Être - et non dans la pratique du 'faire' que nous associons à l’Être. Nous lisons alors ces phrases de la façon suivante :
"Soyez tranquille et sachez que je suis Dieu."   
"Soyez dans le présent."   
"Ne vous inquiétez pas, soyez heureux."   
"Soyez la paix que vous voulez voir dans le monde."    

Nous réalisons aussi que pour un 'faiseur' ces conseils risquent facilement d'être mal interprétés. Lorsque l'on prend conscience que l'Etre est le point d'origine de la qualité de notre expérience, nous les lisons alors naturellement de cette manière :

  "Soyez et connaissez Dieu".    
"Soyez dans le moment présent."   
"Le bonheur est d’Être."   
"Être est un état de paix."   
 
  
Le 'Faire' spirituel. . .   

Le défi auquel nous sommes confrontés en passant de notre identification avec le 'faire' à la réalisation de 'l’Être', c'est que nous ne pouvons intégrer cette révélation par la compréhension mentale.
Notre corps mental ne peut appréhender 'l’Être' en y réfléchissant  - par quelque débat intellectuel ou discussion que ce soit.
Ou nous Sommes cela - ou nous en sommes complètement inconscients.
Il n'existe pas d'état intermédiaire dans nos perceptions.

Peut-être arrivons-nous à masquer notre manque de conscience de la réalité de l'Etre en accomplissant de grandes et nombreuses actions 'spirituelles' et peut-être celles-ci arrivent-elles à convaincre tous les 'faiseurs' de notre entourage que nous avons réalisé cette réalité. Pourtant, lorsque notre perception est mise à l'épreuve du "Test du Faire et de l'Etre", nous ne le réussissons pas.
   
Dire aux autres que l'on est "spirituel" pour essayer de leur faire croire que nous sommes dans 'l’Être', c'est comme la métaphore d'un poisson qui dirait à ses semblables qu'il est un "nageur" pour les convaincre qu'il est un "poisson".   

Lorsque nous passons du 'faire' à 'l’Être' le mot "spirituel" devient superflu.
Lorsque nous nous référons constamment à nous-mêmes comme "étant quelqu'un de spirituel" nous ne mettons pas en avant l’Être mais ce que nous faisons qui fait de nous quelqu'un de soi-disant spirituel.
De même lorsque nous nous référons à nos organisations ou à nos activités comme "étant spirituelles", à nouveau nous ne mettons pas l'accent sur l’Être – mais sur ce que nos organisations font, ou sur ce que nos activités sont destinées à faire, qui les rend soi-disant spirituelles.

Nous ne faisons par conséquence que déguiser tous nos besoins de 'faire' en autre chose que ce qu'ils sont : des besoins découlant de nos empreintes affectives non- intégrées (peur, colère et douleur).
Dans ces conditions, nos activités ne sont en aucun cas un rayonnement provenant de l’Être mais une réaction issue d'un mal-être ; cette situation difficile se poursuit aussi longtemps que nous tardons à nous offrir l'opportunité d'expérimenter l’Être comme étant l'origine de toute vie.

La Race Humaine ...   

Lorsque nous étions enfants, l’Être n'a pas été valorisé car la plupart du temps nos parents étaient des 'faiseurs' vivant dans un monde construit par des 'faiseurs'.
Nous vivons par conséquence dans un monde dont les structures sont destinées à endormir et contrôler l'état non-intégré du corps émotionnel humain collectif et non à nous aider à porter notre attention sur l’Être.
 
  
Le monde dans lequel nous vivons tel qu'il est aujourd'hui – continuellement entretenu par les politiciens, les prêtres, les profiteurs et par nous-mêmes - est une manifestation extérieure des empreintes de peur, de colère et de douleur du corps émotionnel humain collectif.   

Les empreintes de cette résonance émotionnelle non-intégrée se transmettent énergétiquement de génération en génération comme se transmet le bâton-témoin dans une course de relais.
Chaque génération réfléchit à de nouvelles façons de 'faire' améliorées pour essayer d'endormir et de contrôler ce mal-être intérieur collectif.
Toutes nos organisations pour la paix, politiques, religieuses ou spirituelles sont des structures émergeant de cet état inconscient du 'faire'. C'est la résultante de la réaction inconsciente de nos peurs, colères et douleurs collectives, les conséquences de cette dynamique ne pouvant donc nous entraîner qu’à reproduire et récolter ces mêmes peurs, colères et douleurs.

Tant que nous continuons à nous aligner sur le 'faire' comme moyen de résoudre cette situation éprouvante – quelle que soit la noblesse de notre intention, nous nourrissons inévitablement le feu de la misère humaine et passons continuellement le bâton-témoin du désespoir d'une génération de 'faiseurs' à la suivante.
   
Où que nous allions, nous nous retrouvons avec nous-même…   

Le multivers est cependant généreux et plein de grâce. A nous tous, tant individuellement que collectivement, il est continuellement offert des situations grâce auxquelles la vérité de l’Être peut être découverte.
Il nous est possible de rencontrer ces opportunités sans avoir besoin de voyager en Inde, de lire encore un autre livre nous expliquant comment devenir quelqu'un de 'spirituel', ni de rejoindre une nouvelle "organisation spirituelle" supposée nous guider vers des techniques plus élaborées.

L'opportunité de réaliser l’Être est toujours présente là où nous nous trouvons.
Cependant, tant que nous nous prenons pour des 'faiseurs' et continuons à nous conduire comme s'il y avait quelque chose que nous pouvons 'faire' concernant notre situation, nous demeurons aveugles et sourds aux invitations incessantes qui nous sont faites pour réaliser l’Être.
   
Il nous est continuellement offert, à chacun de nous, une opportunité de réaliser l’Être au travers de situations face auxquelles nous sommes impuissants.   

La seule chose que nous avons à faire pour commencer à expérimenter l’Être, est de scanner - avec notre perception - l'horizon de notre expérience individuelle et collective ainsi que les aspects de la situation qui est la nôtre face auxquels nous n'avons rien pu faire.
Où nos actions continuent-elles à échouer ?
Chacun de nous a des aspects dans sa vie face auxquels il se retrouve impuissant. C'est une situation inévitable pour tous ceux qui sont dans le 'faire' mais peut-être ne sommes-nous pas encore capables de nous l'avouer à nous-mêmes.

En percevant ces situations apparemment sans espoir, il est possible – même si nous n'avons connu aucun succès dans nos efforts – que nous continuions à les analyser et à réfléchir en essayant de comprendre ce que nous pourrions faire pour y remédier. Nous nous retrouvons alors à lire des livres, former ou rejoindre des groupes, diriger ou quitter des groupes, à consulter des maîtres spirituels, à méditer ou prier, à voter pour le 'bon' candidat politique, ou encore à suivre des régimes ou faire des exercices physiques étranges – en croyant qu'il existe encore quelque chose que nous pouvons 'faire'.

Peu importe pourtant combien nous posons d'actes incessants ou complexes, il s'avère que rien n'en ressort jamais. Il est possible que nous arrivions temporairement à réarranger nos situations sur le plan physique/matériel ou à endormir et contrôler nos pensées, mais le temps révèle toujours que nos actes n'ont aucune portée sur leurs causes.

Chacun de nous connaît dans sa vie des situations vis-à-vis desquelles il ne peut rien faire. Nous ne sommes peut-être pas encore en mesure d'affronter la vérité quant à notre incapacité d'influer sur un changement réel et durable dans un domaine particulier de notre expérience, mais intérieurement nous savons où nos actions ont toujours échoué.
Nous le savons.
Où que nous allions, nous nous retrouvons avec nous-même…
   
Que faire ?   

À l'heure actuelle, notre communauté planétaire est amenée à vivre de nombreuses et diverses situations vis-à-vis desquelles il n'y a rien à faire.
Il est probable que nous n'avons pas encore le courage d'admettre cela non plus – ni à nous-mêmes – ni à qui que ce soit. Car si notre loyauté envers le 'faire' est pour nous la façon d'ajuster le point causal de la qualité de notre expérience, que se passerait-il si nous admettions sincèrement que ce 'faire' nous a trahi ? Que ferions-nous alors?

L'humanité est à présent en train de pénétrer dans un corridor effrayant et claustrophobique, qui en se rétrécissant rapidement, nous conduit à la prise de conscience que tous nos agissements n'ont mené à rien.
De façon générale, nous recherchons encore désespérément une alternative que nous n'aurions éventuellement pas encore complètement explorée :

Peut-être la réponse viendra-t-elle de cette femme aguerrie prête à nous répondre au téléphone à 3 heures du matin ? Peut-être Elle, sait-elle ce qu'il faut faire ?

Peut-être la réponse viendra-t-elle de ce brave homme au nom qui sonne de façon étrange et qui deviendra éventuellement le leader d'un "monde libre" ? Peut-être Lui, sait-il ce qu'il faut faire ?

Peut-être la réponse viendra-t-elle par une révélation d'un ancien secret qui nous serait révélé dans un Best-Seller du New-York Times ? Peut-être existe-t-il quelque part un livre susceptible de nous dire ce qu'il faut faire?

Nous en sommes encore collectivement, désespérément, à espérer que le futur proche va nous révéler ce que nous pouvons faire pour nous délivrer de nos sentiments de frustration et de catastrophe imminente.

Peut-être notre fanatisme religieux va-t-il nous créer bientôt un beau et séduisant messie qui nous consolera de façon trompeuse en nous présentant un plan de ce qu'il faut faire pour nous sauver de cette damnation et de cet enfer imminents.
Peut-être ce "Sauveur" saura-t-il faire les choses pour nous ?

Peut-être nos puissants complexes militaro-industriels vont-ils se rassembler et simuler un atterrissage d'OVNI, à l'instar d'une production Hollywoodienne avec de gentils aliens maîtrisant de nouveaux et puissants progrès technologiques et nous annonçant : "Nous savons exactement ce qu’il faut faire pour soulager vos souffrances humaines."

Aussi ridicule que ce scénario puisse paraître, tant que nous continuons d'adopter le 'faire'  comme moyen de nous ajuster à la qualité de notre expérience humaine, nous demeurons susceptibles d'embrasser tout ce qu'il y a de bizarre, d'absurde et de ridicule dans une tentative désespérée de faire quelque chose.
Le succès des infos-publicitaires à la TV sont la preuve-même de cette mentalité.

Hitler a convaincu tout un peuple qu'il savait ce qu’il fallait faire et les gens lui ont obéi. Le président Bush a convaincu toute une nation qu'il savait ce qu’il fallait faire et les gens l'ont laissé agir exactement comme il le désirait.
Aux États-Unis, les produits pharmaceutiques tuent davantage de personnes que les drogues illégales vendues dans la rue ;  les compagnies pharmaceutiques continuent quotidiennement à convaincre avec succès des millions de personnes que leurs concoctions chimiques sont à même de faire quelque chose.
Et maintenant – tandis que les États-Unis abordent une nouvelle élection présidentielle - une fois de plus les masses commencent à se rallier autour de celui qui saura le mieux convaincre avec son projet qu'il sait ce qu'il faut faire.

   
LE CHANGEMENT. . .   
YES WE CAN !    
OUI NOUS LE POUVONS !    
FAIRE ou ÊTRE ?   
 
  
Comme toutes représentations politiques planétaires, les élections américaines -  si elles sont remportées par l'étiquette des 'faiseurs'' – ne seront pourtant tout simplement et une fois encore, que le spectacle d'un nouveau transfert inconscient du bâton-témoin du 'faire' d'une génération d'êtres humains à une autre, un bâton-témoin dans une course-de-relais humaine dont l'unique résultat sera encore davantage de manifestations de peur, de colère et de douleur.

Pourquoi ? Parce qu'il n'y a rien que nous puissions faire pour influer sur le point d'origine de notre expérience humaine.

A quand remonte la dernière fois que nous avons eu un président    
œuvrant dans l’Être ?   
A quel moment l'essence-même de la Présidence s'est-elle transformée    
en une liste de choses à 'faire' ?   

Tant que nous n'arrivons pas à contacter nos états émotionnels non-intégrés par notre attention et le rayonnement de l’Être, tout ce que nous faisons ne demeure que des manifestations conduites inconsciemment depuis une souffrance non-résolue.
Tous nos agissements vont en conséquence continuer à dériver comme autant de tentatives désespérées d'endormir et de contrôler notre mal-être intérieur. Lorsque ce mal-être demeure le point causal qui nous met en mouvement, nous nous retrouvons inévitablement à vivre des manifestations extérieures inconfortables/douloureuses. Les impulsions physiques, mentales et émotionnelles générées dans de telles circonstances ne peuvent nous aider. L'Histoire elle-même est la preuve dont nous avons besoin pour en prendre conscience.
   
Nous récolterons les fruits de la graine-impulsion que nous avons semée,    
quelle qu'elle soit.   
 
  
 Le comportement sans cœur…   

Ce n'est que lorsque nous sommes prêts à admettre qu'il n'y a absolument rien que nous puissions faire qu'alors nous sommes prêts et désireux d'expérimenter la plus puissante force de toute la création – le point d'origine de la nature de toutes choses : l'Être.

À l'heure actuelle, à ce moment précis de notre évolution humaine, nous sommes invités à passer - grâce à notre perception - de la résonance du 'faire' vers celle de 'l’Être'.
Si nous ne pouvons réaliser cette transition, nous n'accomplirons rien.

Les plantes qui ne donnent ni fruits ni fleurs sont coupées et jetées au compost comme nutriment pour la prochaine saison. C'est exactement ce que les anciens de nos nations autochtones ont tenté et tentent encore de porter à l'attention planétaire.
 
  
Cette saison est actuellement en train de se terminer.   
Le moment de la récolte est venu.   
Nous sommes tout autant les moissonneurs que les fruits et les fleurs    
de notre expérience qui se déploie.   
Nous récoltons en 'Étant', non pas en 'faisant'.   

Le point de départ de la transition finale du 'Faire' vers 'l’Être' se trouve dans la prise de conscience que le corps mental ne possède aucun point de référence quand il s'agit de l'Etre' et ne peut donc l'appréhender.
Ceci est dû au fait qu'une forme-pensée ne peut ressentir – elle n'a pas de cœur.
Sans ressenti/sentiment, il est difficile de percevoir le rayonnement de l’Être. Être et Ressentir sont intimement liés. Du fait qu'une forme-pensée est dépourvue de sentiment, elle va tenter de justifier toute forme d'action en vue de mettre en application son intention.
Lorsque le corps mental est considéré comme le point causal de la qualité de notre expérience, lorsque la pensée et les actions qui en résultent sont vénérées comme les seuls moyens d'accomplir un véritable changement - peu importe que l'intention sous-jacente paraisse noble, son but est toujours le même : endormir et contrôler.
Lorsque nous embrassons à tort la croyance que "la pensée crée", nous exerçons ensuite immanquablement nos pensées comme moyen de contrôler et d'endormir la qualité de notre expérience.
   
Croire que "la pensée crée" conduit toujours à utiliser notre pensée    
comme un moyen de manipuler notre expérience actuelle.
  

C'est pourquoi nous expérimentons actuellement dans le monde un tel comportement sans cœur ; un comportement résultant d'une impulsion conduite par la pensée-sans-cœur.
La résonance de la pensée-sans-cœur surgit toujours comme une réaction de notre état émotionnel non-intégré.
La résonance de la pensée-sans-cœur - et l'impulsion qu'elle génère - est toujours une tentative de nous sentir mieux – de ne pas ressentir nos états émotionnels non-intégrés.
Elle tente de manipuler notre expérience actuelle en faisant de cette expérience autre chose que ce qu'elle est.

   
En endormant et contrôlant par tous les moyens possibles la conscientisation de l'origine de nos états émotionnels - en essayant par tous les moyens de faire quelque chose afin de ne pas avoir à percevoir ce que nous éprouvons réellement - nous avons sans le savoir verrouillé notre capacité à ressentir.   

LE CATCH 22 : (ndt : paradoxe – situation inextricable) : En agissant de façons qui verrouillent notre capacité à ressentir, nous devenons insensibles à la conscientisation du point causal de notre empreinte émotionnelle d'où tous nos agissements sont issus au départ.
Par conséquent, la boucle qui se déplace de l'inconfort vers le 'faire', puis du 'faire' à nouveau vers l'inconfort, se perpétue de génération en génération, devenant de plus en plus désespérée et destructrice.

Bienvenue sur la Planète Terre.
   
Notre point de libération ...   

La conscience de l’Être ne peut émerger d'agissements destinés à nous permettre de nous sentir mieux. Cela n'a jamais été le cas et ce ne le sera jamais.
Toutefois, identifier les points où dans notre vie, nous sommes sans cesse en train "d'essayer de nous sentir mieux", est la clé pour éveiller la conscience de l’Être. Le fait "d'essayer de nous sentir mieux" est en effet un indicateur des empreintes existant dans notre corps émotionnel qui nous conduisent au comportement superficiel de devoir sans arrêt 'faire' quelque chose.

Dans cette perspective, tout aspect de notre expérience où nous "essayons de nous sentir mieux" devient une invitation directe à éveiller la conscience de l’Être. Par conséquent, notre souffrance s'avère bénéfique pour la résolution de notre dilemme.
La première étape pour expérimenter une prise de conscience de l’Être est donc d'identifier les points où nous essayons toujours d'avoir recours au 'faire' comme moyen de changer la qualité de notre expérience – que ce soit individuellement ou collectivement.
   
Quels sont les aspects de notre existence où nous essayons sans arrêt    
de nous sentir mieux?   
Quel sont les aspects de notre expérience où nous nous retrouvons impuissants à faire quoi que ce soit ?    

Nous poser ces deux questions va nous permettre de mettre en évidence ce qui potentiellement va nous permettre de nous libérer du 'faire' pour entrer dans l’Être.

Ce peut être l'échec d'une relation par rapport à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire, nous continuons pourtant à être dans le 'faire' pour essayer de nous sentir mieux.

Ce peut être une maladie physique face à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire, nous continuons pourtant à être dans le 'faire' pour essayer de nous sentir mieux.

Ce peut être un état mental de confusion vis-à-vis duquel nous réalisons qu'il n'y a rien à faire, nous continuons pourtant à être dans le 'faire' pour essayer de nous sentir mieux.

Ce peut être une situation spécifique de notre vie face à laquelle nous réalisons qu'il n'y a rien à faire, mais nous continuons pourtant à être dans le 'faire' pour essayer de nous sentir mieux.

Lorsque nous examinons une situation, nous observons que nous croyons vraiment encore pouvoir faire quelque chose pour y remédier. Cette croyance continuelle est manifeste dans le fait que nous y pensons constamment. Nous persistons à l'examiner mentalement sous tous les angles. A travers cet examen mental nous sommes toujours en train de rechercher à 'faire' quelque chose qui pourrait être la solution au malaise que dégage notre situation actuelle.

Dans notre quête d'une réponse appropriée, dans notre tentative de ressentir que nous faisons quelque chose pour remédier à une situation particulière,

nous lisons alors encore des livres ;
ou parcourons ce texte en espérant qu'il va nous dire ce que nous devons faire;

ou formons un groupe avec d'autres personnes partageant notre même situation ;

ou supportons avec enthousiasme un candidat politique spécifique dans l'espoir que, s'il est élu, il pourra faire quelque chose pour nous ;

ou nous accordons notre allégeance spirituelle à un être humain spécifique  - le plaçant au-dessus de nous comme étant "notre gourou" ou "notre maître" – convaincus que d'une manière ou d'une autre il peut 'faire' quelque chose. Peut-être même pourrait-il nous révéler une pratique secrète ou mystique qui nous permettrait comme par magie de faire quelque chose ?

ou encore, nous assistons à des réunions hebdomadaires dans un lieu, où là, nous prions devant une statue à qui nous psalmodions des chants relatant sa vie, espérant que l'entité qu'elle représente va faire quelque chose pour nous. Peut-être même allons-nous jusqu'à ingérer des substances représentant celle-ci, dans la foi que cet acte va d'une façon ou d'une autre faire quelque chose pour nous.

Pourtant, dans le calme des premières heures du matin lorsque nous nous éveillons du sommeil pour revenir dans l'expérience de ce monde - ou lorsque nous sommes seuls au cœur de nos réflexions sur notre situation - ou quand nous sommes seuls, couchés dans notre lit avant d'entrer à nouveau dans l'inconscience du sommeil…
nous nous débattons et luttons pour empêcher l'émergence d'une terrible prise de conscience :

Nous ne pouvons rien y faire, rien de ce que nous avons fait n'a jamais rien donné.
   
Ce que cela nous fait ressentir…   

Lorsque nous examinons cette situation particulière et difficile - celle devant laquelle nous sommes impuissants - peu importe sous quelle forme elle se manifeste dans notre vie, nous remarquons quelque chose : elle porte en elle une résonance inconfortable/douloureuse.
Il existe un aspect de cette situation qui nous pousse sans cesse à faire quelque chose pour essayer de nous sentir mieux et qui - malgré tous nos agissements - ne change pas : une sensation imprégnée d'inconfort… ce sentiment.
Ce sentiment inconfortable/douloureux.
Ce sentiment que nous ne voulons pas ressentir.
Notre prise de conscience de la présence de ce sentiment est le point de libération potentiel de notre transition du 'faire' vers l’Être.
Ce sentiment est si puissant qu'il nourrit tous nos agissements et nos histoires.

Lorsque nous l'examinons nous pouvons même lui mettre une étiquette : "peur", "colère", "douleur" mais encore "peine", "angoisse", "culpabilité", "honte", "abandon", "dépression"… Ce sentiment a fait partie de notre expérience humaine aussi loin que nous puissions remonter. Peu importe comment nous le nommons. La réalité, c'est qu'au fond il n'est que le ressenti d'une résonance qui nous est très inconfortable.

Il est possible que nous ne nous en rendions pas encore compte, mais jusqu'à ce que nous réalisions 'l’Être' à travers l'expérience, ce sentiment demeure la cause première qui conduit l'ensemble de nos actions. Il nous pousse à essayer de nous sentir mieux en nous-mêmes, par rapport à nous-même et au monde dans lequel nous vivons.

Nous avons échafaudé de nombreux plans et scénarios, monté des organismes, créé  des groupes et nous sommes frayés des chemins dans nos relations de toutes les façons possibles pour essayer d'échapper à ce sentiment particulier.
Ce sentiment est le point d'origine du chaos et des désastres que nous vivons.
Pourtant, il n'y a rien que nous puissions y faire.
Rien.
Telle est la vérité et connaître la vérité nous libère.
   
Les histoires que nous nous racontons ...   

Nous nous racontons également beaucoup d'histoires alambiquées du fait de notre engagement mental envers ce sentiment inconfortable.
Nous croyons à ces histoires. Nous nous identifions avec elles. Sans elles, que sommes-nous ?
Ces histoires sont des interprétations mentales de la façon dont ce sentiment s'est manifesté, ce qui l'a causé et qui ou quoi est à blâmer.
   
La supercherie du corps mental est facile à reconnaître :   
Bien que celui-ci s'arroge la position de "dieu" dans ce monde, il ne prend jamais la responsabilité de quoi que ce soit.

  
En ce sens, quand le mental déclare "La pensée crée", il nous raconte encore une histoire alambiquée qui signifie "Ce sont les autres qui sont à blâmer dans ce que je suis en train d'expérimenter."    

Permettre au corps mental de gouverner notre vie nous a conduits à croire que si nous sommes capables de comprendre cette sensation désagréable, nous serons à même de résoudre l'inconfort qui en émane.

Cette proposition intrinsèquement déficiente nous amène à croire que si nous réfléchissons à notre mal-être assez longtemps - si nous l'analysons à fond - nous nous sentirons mieux.
Pourtant, la pensée étant incapable de ressentir elle ne peut s'engager consciemment ni entrer en contact avec la résonance causale.
Tout ce que peut faire la pensée est de nous insuffler des histoires à propos de nos ressentis et nous pousser à être sans arrêt dans le 'faire' – créant des situations qui émanent continuellement cette résonance désagréable/douloureuse à travers le chaos, les conflits et les catastrophes dans le monde.
   
La pensée est incroyable ! Lorsque nous l'utilisons pour procéder à un ajustement causal sur la qualité de notre expérience, elle nous entraîne dans un labyrinthe.
   
Ceci n'est pas personnel. . .
  
Lorsque nous examinons de près notre sentiment d'impuissance, nous pénétrons une révélation plus profonde et fondamentale : nous réalisons que ce même sentiment émerge à notre conscience chaque fois que nous plaçons notre attention sur l'un ou l'autre ou nos deux parents.

Nous observons que nos parents ont leurs propres histoires quant à la façon dont ce sentiment inconfortable leur est apparu, qui ou quoi est à blâmer pour cela et ce qu'ils ont essayé de faire pour y remédier. Mais eux non plus ne pouvaient rien y faire. Tout comme cela nous a été transmis par nos parents, de la même manière cela leur a été transmis par les leurs.
Les courants inquiétants de ces résonances que nous ressentons remontent donc à nos ancêtres aussi loin que nous sommes en mesure de le percevoir.
   
Depuis combien de temps essayons-nous de faire quelque chose à ce sujet ?   
Et combien de réussites avons-nous accomplies par nos agissements ?   

Lorsque nous examinons les échecs de nos relations passées  -- en ressentant leurs signatures énergétiques -- accueillons ce que ce sentiment inconfortable nous révèle en nous renvoyant à ces rencontres humaines irrésolues.
Nous découvrons que ce sentiment réside dans tous les aspects de ce que nous considérons comme étant une manifestation de notre faiblesse humaine - ce quelque chose que nous avons fait et qui n'a pas marché.

Tant que nous persistons à croire que nous pouvons faire quelque chose pour y remédier, notre vie continue à se dérouler en manifestant des situations servant de preuves du contraire.
   
Les Faux Dieux ...
   
Jusqu'à ce que nous entrions en contact avec la cause de notre inconfort - nous continuons à dresser un autel au "faire" en l'adorant et en lui adressant nos prières.    
En vénérant "le Faire" comme moyen d'influer sur la qualité de notre expérience, nous vouons sans le savoir un culte à cette douloureuse signature énergétique.
Si nous appelons ce sentiment "peur", "colère" ou "douleur", tous nos agissements ne sont alors que des rites et des rituels ne servant qu'à adorer la peur, la colère et la douleur.

Chaque fois que nous faisons quelque chose à partir de celles-ci, nous déclarons que ces signatures énergétiques causales sont nos dieux et que toutes nos actions sont l'expression de l'hommage que nous leur rendons.
Lorsque nous sommes capables d'en prendre conscience, nous pouvons alors voir clairement que chaque fois que nos politiciens, prêtres et autres profiteurs – nos organisations New Age et enseignants "spirituels" - nous amènent à croire qu'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour changer notre situation, c'est qu'ils s'inclinent comme des serviteurs devant ces dieux.
   
Lorsque nous entrons dans le 'faire' comme moyen de procéder à un ajustement causal sur la qualité de notre expérience, nous rendons hommage à la peur, à la colère et à la douleur et les érigeons comme étant nos dieux.   

Aucun de nous n'est innocent de cette allégeance trompeuse, car nous nous sommes tous laissés mordre naïvement comme des enfants par les empreintes énergétiques des 'faiseurs'-vampires.
Faire est dans notre nature jusqu'à ce que nous réalisions 'l’Être'.
Faire demeure notre Dieu jusqu'à ce que nous réalisions Dieu en tant qu’Être.

 Le 'Non-Faire' ...   

Une fois que nous prenons conscience de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons, la seule dynamique qui puisse nous être utile afin d'éveiller le rayonnement de l’Être est le "Non-Faire".
 
  
Le "Non-Faire" signifie toute intention nous aidant à devenir pleinement conscient de l'inconfort/la souffrance ressentis imprégnés dans notre corps émotionnel dans notre enfance. Le 'Non-Faire' est une transition, un pont temporaire, nous responsabilisant pour passer du paradigme du 'Faire' à 'l’Être'.    

Nous n'avons rien à faire pour accomplir 'l’Être' – seulement dé-faire.
Nous sommes toujours dans 'l’Être'. 'L’Être' est quelque chose que nous réalisons, pas quelque chose que nous créons.

La seule chose qui nous soit nécessaire pour réaliser l’Être est de relâcher les liens inconscients qui nous lient de manière hypnotique par un asservissement inconscient au 'faire'.    

En intégrant consciemment nos peurs, colères et douleurs, la vérité de l’Être se manifeste spontanément en pleine conscience. Être se révèle de soi-même sans effort lorsque notre attention n'est pas empêtrée inconsciemment dans la toile du 'faire'.
Puisque notre allégeance au 'Faire' comme étant notre dieu est conduite par une tentative d'endormir et de contrôler le mal-être émanant de l'état non-intégré de notre corps émotionnel, la seule chose qui nous est demandée est d'intégrer l'empreinte énergétique de cette situation.
Une fois intégrée, il ne demeure que "la Révélation de l’Être".
L'intégration de l'empreinte de cette situation énergétique est réalisée en étant Un avec elle, sans condition - en y étant présent, pas en faisant quelque chose vis-à-vis d'elle.
   
En étant présent, sans condition, aux empreintes de notre peur, de notre colère et de notre douleur, nous réalisons que ces résonances énergétiques font partie de notre 'Etre' et nous ne nous sentons donc plus poussés à entreprendre quelque chose vis-à-vis d'elles.
   
L'Elixir de la Discipline. . .   

En posant notre attention sur l’Être, souvenons-nous que notre corps mental ne peut l'appréhender.
Il ne peut ni le comprendre, ni en saisir le sens, et exige donc une démonstration constante de ses résultats avant de lâcher prise à sa propension obsessionnelle à tout contrôler.
Démontrer c'est "montrer le démon".
Lâcher prise c'est " lâcher la prise sur nos certitudes"

L’Être ne peut être connu qu'à travers l'expérience, il ne peut être compris intellectuellement. Le savoir requiert l'expérience personnelle. L'expérience requiert de s'ouvrir et de permettre l'intégration de la rencontre avec ce que nous cherchons à réaliser sur les plans physique, mental et émotionnel.
   
La constance ...   

S'éveiller à la conscience de l’Être s'accomplit sans effort. Pourtant, cela nécessite au départ l'élixir de la discipline.
Sans la fréquence de la discipline, le corps mental impose de manière ignorante son dogme concernant la 'Pensée' et le 'Faire'.
   
'Penser' et 'Faire' sont la religion du corps mental.   

Sans discipline délibérée - sans expérimentation constante de "l’Être et ses conséquences" - nous sommes systématiquement amenés à 'penser' et 'faire'.
C'est pourquoi, pour la plupart d'entre nous, dépasser le règne du dieu corps-mental, demande au départ l'application délibérée et disciplinée du 'Non-Faire'. Ceci est transitoire et donc temporaire mais pour la plupart d'entre nous, nécessaire.
   
Chaque jour (constance), il nous faut accorder du temps à exercer la résonance de l’Être sur les aspects où nous nous sentons impuissants.   
Chaque jour (constance), il nous faut nous accorder du temps pour intégrer ce que le 'Non-Faire' nous apporte et qui nous est nécessaire pour expérimenter notre rencontre avec l’Être.
   
Comment être dans le Non-Faire ...   

Pour entrer dans le 'Non-Faire', il nous faut simplement tourner notre attention vers l'intérieur sur ce ressenti désagréable d'impuissance. Nous portons délibérément notre attention vers l'intérieur sur la résonance inconfortable qui se manifeste lors de chacune de nos tentatives de nous sentir mieux.

Voici comment nous pouvons commencer à ressentir consciemment cette résonance causale :

Commençons par placer notre attention sur la situation où nous ressentons le besoin ou l'envie d'agir (mais par rapport à laquelle tout ce que nous avons fait a continué à être un échec).

Laissons le corps mental commencer à raconter son histoire. Cela peut commencer par "Ma femme est toujours ...", "Je déteste mon travail parce que ...", "Peu importe combien j'essaie de .... " "Mon père ne me lâche jamais ...", "J'ai une maladie incurable qui s'appelle ..." Peu importe l'histoire. L'important est que nous allions au bout de cette histoire jusqu'à ce qu'elle nous amène à porter notre attention sur la résonance douloureuse qui lui est associée. Dans le 'non-faire', le seul intérêt de "l'histoire" est qu'elle est un leurre pour attirer notre attention emprisonnée dans la résonance inconfortable ressentie.

Peu importe également quels mots nous utilisons pour exprimer ce sentiment d'inconfort. Ce qui importe le plus est que nous exercions consciemment notre conscientisation afin de déterminer où nous le sentons. Ce sentiment est ancré quelque part dans et autour de notre corps physique.
Au moment où nous identifions où cela se passe, nous commençons à y être présents.
   
Être, sans condition ...   

C'est à ce point précis dans la discipline du 'non-faire' que nous allons appliquer l'aspect le plus crucial de toute cette approche expérimentale de la Conscience de 'l'Etre' :
Notre présence au point causal de notre inconfort ne doit l'être pour aucune raison que ce soit.

Notre présence à la résonance ressentie ne doit l'être dans aucun but d'accomplir quelque chose.

Notre présence n'a pas pour objectif de "guérir", "changer", "transformer", "se sentir mieux", "évoluer", "soigner", "savoir", "comprendre" ou même "réaliser quelque chose".

' Être' n'est pas "un moyen de parvenir à nos fins".   
'Être' est le moyen et la fin.   

Nous sommes présents parce que la cause Est nous
Nous sommes présents à la cause parce que 'Être' est le point causal.
Nous sommes présents à cette résonance inconfortable parce que 'Être' est causal.
Nous sommes présents à cette résonance ressentie parce que 'Être' est le point causal authentique de tout ce qui Est – et n'Est pas.
   
Nous ne nous engageons pas dans L’Être comme un moyen "de faire". Nous ne ferions alors que nous engager dans un autre agissement déguisé en un "acte de présence".    

Nous sommes présents au point causal en reconnaissant qu'il n'y a rien d'autre que nous puissions faire pour influer sur la résonance douloureuse que nous ressentons que de diriger sur elle le rayonnement de l’Être inconditionnel.
   
Aucun Point de Référence...   

En nous exerçant à "Être sans condition" vis-à-vis du point d'origine de notre mal-être, cela entraîne des conséquences. L'une des conséquences est que le corps mental essaie d'intervenir car il ne peut appréhender l’Être.
En focalisant le rayonnement de l’Être inconditionnel sur notre inconfort intérieur, observez la manière dont le corps mental cherche "une destination", "un baromètre de réussite" ou "un point de référence" par lequel "les résultats peuvent être mesurés ".

Observez la manière dont il demande: "Quel est le but de ceci ?", "Qu'est-ce que cela accomplit ?", "Qu'est-ce qui est censé se passer?" ou "Comment est-ce cela va se réaliser ?"
Le corps mental ne peut tout simplement pas s'aider lui-même !
Observez cette activité mentale mais ne la combattez pas et ne l'entretenez pas.
Si nous nous y aventurons cela va nous amener à faire quelque chose.
Il vous suffit d'être présent à cette signature énergétique inconfortable sans rien anticiper, sans raison particulière, sans espoir de quelque résultat que ce soit.
   
Ne soyez pas même, vous-même, un objectif de réalisation.    
Soyez, simplement.
   
  L’Être et ses résultats…   

Cette rencontre quotidienne avec l'état d' "Être sans condition" est la première étape vers l'éveil de la résonance authentique de l'amour inconditionnel.
Tant que nous sommes des 'faiseurs', nous supposons que l'amour inconditionnel est quelque chose que nous faisons aux autres. Cela n'est pas vrai.
   
L'amour inconditionnel ne s'éveille véritablement qu'en étant avec nous-mêmes tels que nous sommes, sans imposer aucune condition à l’Être.   

Ce n'est que lorsque nous sommes capables d'être avec nous-mêmes de cette manière que nous sommes vraiment en mesure de rayonner 'l’Être' sans condition au cœur de toutes nos rencontres.
Puisque le corps mental n'a pas la capacité d'appréhender la nécessité d’Être, il est vital de nous réserver quotidiennement un espace/temps pour Être présent sans condition à l'aspect de notre expérience où nous sommes impuissants. La constance est essentielle.

Lorsque nous rayonnons régulièrement l’Être' sur le point d'origine de nos actions - sur notre ressenti inconfortable - nous offrons à notre attention mentale la possibilité de percevoir par l'expérimentation la connexion entre 'Être' et ses 'résultats'.

Cela ne va pas exiger de nous énormément pour réaliser des résultats.
   
15 minutes par jour de présence constante et sans condition,    
portée sur le point causal de l'inconfort que nous ressentons, peut accomplir davantage que tous nos agissements incessants.   

Si le corps mental ne peut saisir cela, grâce à la constance, ce fait devient évident et indéniable.
  Être présent à notre ressenti intérieur, sans condition, signifie contenir ces signatures énergétiques plutôt que de leur permettre de nous amener dans des histoires qui incitent à 'faire' encore davantage dans le but de se sentir mieux. Au lieu de les projeter vers l'extérieur dans le monde, nous apprenons à les contenir de façon inconditionnelle au plus profond de nous-mêmes.
Contenir consciemment les ressentis de ces signatures énergétiques nous permet de commencer à intégrer la peur, la colère et la douleur. Tandis que nous intégrons ces résonances, nous nourrissons notre capacité à réaliser 'l’Être'.
   
Savoir contenir stimule l’Être.    

Lorsque l’Être est stimulé, nos conditions de vie le sont également.
Grâce à la constance ceci est inévitable et indéniable.
   
La Véritable Alchimie...   

En exerçant régulièrement et sans aucune condition le rayonnement de l’Être sur le point d'origine de notre ressenti désagréable, nous prenons progressivement conscience de la manière dont nos conditions de vie s'ajustent naturellement - sans que nous n'ayons à faire quoi que ce soit vis-à-vis d'elles.

Ce moment où nous sommes dans l’Être sans condition est l'instant alchimique qui transforme le métal brut en or --- qui transforme nos souffrances apparemment sans fin en une expérience de paix.

Avec la constance – avec les résultats physiques, mentaux et émotionnels recueillis grâce au rayonnement de 'l’Être' sans condition -- nous commençons peu à peu à apprécier la résonance de l’Être comme moyen d'influer sur l'origine de la qualité de notre expérience.
Cette transition est graduelle, naturelle, et lorsqu'elle est régulièrement explorée, elle est indubitable et incontestable.
Une transformation se déroule donc naturellement au cœur de la résonance de notre expérience :
   
Nous sommes de moins en moins sujets à essayer de 'faire' quelque chose face à notre souffrance et sommes davantage dans l'expression spontanée de l’Être.   
Le rayonnement de l’Être ne propage aucune souffrance,    
il la démantèle à son point d'origine.   

Cette transition est graduelle, continue et se fait sans effort. Elle se déroule en démontrant constamment à notre corps mental la grandeur de l’Être afin qu'il puisse simultanément et progressivement relâcher son contrôle.
Pendant que l’Être mûrit grâce à l'intégration de ce qui le nourrit –- la conscience et  le fait de savoir contenir sans condition les résonances de la peur, de la colère et de la douleur -- nous recueillons les fruits de notre présence de plus en plus profonde au sein de chaque facette de notre de vie.
   
Au lieu de faire les choses en essayant d'être présent,    
nous nous réalisons en étant la Présence au sein de toutes nos activités.   

A ce stade, notre pratique consciente du "Non-Faire" est un lâcher-prise qui s'accomplit par nécessité. Le 'Non-Faire' devient notre façon d'être. Nous avons réalisé le passage de l'humain qui 'Fait' vers l'humain qui 'Est'.
Nous percevons alors le monde à travers le regard de l’Être - non plus par celui du 'faire' et en conséquence le monde se transforme devant nous – grâce à nous (la cause de cette transformation Est nous).
   
Le regard de l’Être ...   

Jusqu'à ce que nous reconnaissions l’Être comme point d'origine de la qualité de notre expérience humaine, nous croyons que Dieu est "un être", un individu, une entité conduite par la personnalité, qui 'fait' des choses. Nous nous adressons donc à Dieu comme un "moyen d'accomplir quelque chose".
Pour les 'faiseurs', Dieu est '"quelqu'un qui va faire quelque chose."
Pourtant, lorsque nous réalisons l’Être comme étant l'origine, nous savons que Dieu n'est pas "un être" – pas un nom. Nous réalisons Dieu en tant qu’Être – en tant que Verbe.
   
Lorsque nous sommes sans condition – lorsque nous sommes "simplement parce que nous sommes", le flux Divin circule telle la conscience tressant chacun de ses fils sur le métier à tisser que nous appelons le moment présent.    

Jusqu'à ce que nous accomplissions notre transition du 'Faire' vers 'l’Être', nous nous tournons vers Bouddha ou Jésus-Christ comme "des êtres pouvant faire quelque chose".
Lorsque nous sommes dans le 'faire', ce que ces êtres ont fait a une telle importance à nos yeux qu'il nous semble donc également essentiel de 'faire' à notre tour quelque chose en vue d'atteindre la libération. Comme nous les percevons comme des personnes, nous étudions donc leurs actions.
Et c'est ainsi que nous ratons le coche – complètement.
Ce n'est que lorsque nous transitons du 'faire' vers 'l’Être' que nous réalisons leur grandeur.

Une statue de Bouddha peut fasciner un 'faiseur' par sa posture, ses vêtements ou l'expression sur son visage ; le 'faiseur' se demande alors : "Que puis-je faire pour lui ressembler?"  ; mais lorsque nous percevons Bouddha à travers la perspective du 'faire', nous sommes à chaque fois à côté de la plaque car le Bouddha "est l’Être" -- non pas "un être".
   
Lorsque nous rayonnons l’Être sans condition -- peu importe nos actes,   
nous sommes Bouddha.   

Lorsque nous regardons Jésus en tant que Christ avec les yeux du 'faire', nous nous demandons ce que nous pouvons 'faire' pour accomplir ce que lui a fait. Nous enfoncer des clous dans les mains ? Accomplir des œuvres de charité ? Aller guérir les malades ?
Et là encore nous sommes complètement à côté de la plaque.
   
Jésus en tant que Christ n'est pas "une personne".   
Le Christ est la conscience "d’Être sans condition".   
Lorsque nous "sommes sans condition", nous sommes Christ.
   
Réaliser l’Être ...   

Si nous sommes encore alignés avec le 'faire', il est possible que nous lisions ce texte en supposant que nous avons compris ce qui est nous est transmis ici -- que nous avons compris la nécessité de pratiquer le rayonnement de l’Être.
Cependant tant que nous ne nous offrons pas, régulièrement, la possibilité "d’Être présent au point d'origine de nos ressentis – sans aucune condition" – nous retardons la réalisation de l’Être. Et tant que nous ne connaîtrons pas l’Être par l'expérience, nous continuerons instinctivement à 'faire' comme moyen de nous ajuster à ce que nous expérimentons.
Bienheureusement, notre multivers est empli de grâce et de compassion et nous propose continuellement des expériences individuelles et collectives face auxquelles nous ne pouvons rien faire.

Observez notre monde actuel : Que pouvons-nous faire concernant la pollution ? La guerre au Moyen-Orient ? La pauvreté en Afrique ? L'accélération des changements climatiques ?
La vérité est – Rien. L'histoire en est la preuve pour tous ceux qui veulent bien le reconnaître. Toutes ces situations sont les conséquences de notre prosternation devant le 'faire' comme moyen d'accomplir des changements dans la qualité de notre expérience humaine. Toutes ces manifestations de catastrophes imminentes sont les résultats du fait que nous nous inclinons sans le savoir devant la peur, la colère et la douleur comme des dieux que nous servons.

Ce n'est que lorsque nous embrassons l’Être sans condition par l'expérience comme étant le point causal de notre expérience individuelle - et donc collective – que nous pouvons réellement influer sur ces situations éprouvantes. Ces dernières sont autant de cadeaux qui nous sont offerts pour que nous puissions réaliser la vérité de ce que nous sommes et de ce que Dieu représente pour nous. Ces situations n'ont pas lieu dans le but de nous faire découvrir des méthodes plus élaborées pour "faire quelque chose pour nous sentir mieux."
 
  
'Etre' est le seul rayonnement qui puisse crée un impact authentique    
sur le point d'origine de la qualité de l'expérience humaine –    

Jusqu'à ce que, grâce à une pratique constante et disciplinée du 'Non-Faire', nous nous proposions à nous-mêmes la possibilité d'expérimenter la révélation de 'l’Être', nous continuerons à essayer de 'faire' quelque chose.

Qu'il en soit ainsi.

Profondes pensées,
Michael

MiCHAEL BROWN 
 
Traduction française : Linda P. Steketee
http://passageemergence.blogspot.com/search/label/Michael Brown

_________________
« Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, que faites-vous ? »
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MessagePosté le: Lun 21 Mai - 13:11 (2012)    Sujet du message: Publicité

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