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Transurfing (2)

 
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vivelavie
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MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 14:05 (2012)    Sujet du message: Transurfing (2) Répondre en citant

CHAPITRE I – LE MODÈLE DES VARIANTES
Ce chapitre vous familiarisera avec les fondements théoriques de Transurfing. La méthode de Transurfing repose sur le modèle des Variantes, qui offre une vue fondamentalement différente et novatrice sur la façon dont le monde fonctionne. L’humanité ne sait pas qu’il est possible d’obtenir facilement ce qu’elle désire au lieu de faire des efforts pour y arriver. Comment donc est-ce possible ?


Les rêves ne se réalisent pas.


LE BRUISSEMENT DES ÉTOILES DU MATIN


Les aboiements du chien de mon voisin m’ont réveillé. Cette abominable créature me réveille sans arrêt. Je déteste les chiens ! Pourquoi dois-je me réveiller à cause des bruits émis par cette chose répugnante ? J’ai besoin d’aller me balader, de me calmer un peu et, quelque part, d’essayer d’éradiquer le désir intense d’incendier la maison du voisin… Tel chien, tel maître ! Il y a toujours des bâtards qui me perturbent la vie et veulent m’avoir. Je m’habille, fâché et en colère. Super ! Mes saletés de pantoufles ont encore disparu… Où diable êtes-vous espèce de fainéantes ? Attendez que je vous trouve et je vous balance dehors !


Dehors, il y a du brouillard. Je marche le long d’un chemin glissant, traversant une forêt lugubre. La plupart des feuilles sont déjà à terre, dévoilant les troncs gris d’arbres à moitié morts. Pourquoi est-ce que j’habite au milieu de ce marécage immonde ? Je sors une cigarette. Je n’ai pas vraiment envie de fumer mais cette vieille habitude m’y oblige. M’y oblige ? Depuis combien de temps la cigarette m’est-elle devenue nécessaire ? En fait, c’est plutôt écœurant de fumer le matin avec le ventre vide… À l’époque, dans des soirées ou avec des amis, j’aimais fumer et j’y prenais plaisir. La cigarette était alors symbole de mode, de liberté et de classe. Mais finies les soirées. Les jours gris et pluvieux de la vie quotidienne ont repris le dessus, étalant des flaques remplies de problèmes insolubles. Et à chaque fois, je grille ces problèmes en fumée en me disant : « OK, une petite clope, je retiens mon souffle et replonge dans cette turpide routine ».


La fumée de cigarette arrive dans mes yeux que je recouvre de mes mains, comme un enfant blessé. J’en ai tellement marre ; je suis fatigué de tout ce fatras ! Alors, comme pour faire écho à mes pensées, une branche de bouleau qui pendouille insidieusement me frappe violemment en pleine figure. Merde ! De rage, je casse la branche et la jette au loin. Elle s’accroche à un arbre et commence à danser de haut en bas et d’avant en arrière, comme la tête d’un diable à ressort, comme pour me démontrer mon incapacité à changer quoi que ce soit dans ce monde. Déprimé, je m’oblige à poursuivre mon chemin.


À chaque fois que j’essaie de lutter avec le monde, il cède et me fait espérer, pour me cogner le nez encore plus fort tout de suite après. Il n’y a que dans les films que vous voyez des héros foncer vers leur but en pulvérisant tous les obstacles en travers de leur route. Ça n’arrive jamais en vrai. La vie doit être comme un jeu de roulette. Tu peux gagner une fois, deux fois, peut-être trois. Tu te vois déjà en vainqueur avec le monde dans ta poche, mais à la fin, tu perds toujours. Tu n’es rien d’autre qu’une dinde de Noël qu’on engraisse pour mieux la rôtir avant de la dévorer au son d’une jolie musique et de rires bien gras. Tu as tout faux parce que ce n’est pas ta fête. Tu t’es trompé…


Me complaisant dans ces pensées moroses, j’arrive à la mer. De petites vagues vicieuses mordillent le sable. La mer, hostile, me souffle un vent humide et froid. De grosses mouettes se dandinent paresseusement le long du rivage en picorant des trucs à moitié pourris. Leurs yeux sont froids, vides, noirs… comme si le monde qui m’entoure se reflétait dedans. Un monde tout simplement glacial et hostile.


Un clochard ramasse des bouteilles vides sur la plage. Fous le camp, espèce de flemmard ! Je veux être tout seul ! Mais non, voyez comme il me regarde ! Je le vois déjà commencer à mendier… J’aurais mieux fait de rester à la maison ; je n’ai même pas la paix. Mon Dieu, je suis crevé. Je suis toujours crevé, même lorsque je me repose. C’est comme si je purgeais une peine de prison. Il me semble que, très bientôt, tout changera ; une nouvelle époque qui me verra devenir une nouvelle personne, capable d’apprécier pleinement sa vie. Mais tout ça, c’est pour le futur. Pour le moment, je suis scotché dans cette fabrique de misère. J’attends toujours quelque chose qui n’arrive jamais. À présent, comme à chaque fois, je mange une tartine sans goût et me force à aller faire ce boulot ennuyeux où, une fois encore, je devrais balancer des sortes de données quelconques dont un autre que moi a extrêmement besoin. Une fois encore, un jour de plus d’une vie pesante et sans intérêt.


Le bruissement des étoiles du matin me réveille. D’où venait donc ce rêve déprimant ? Comme si un fragment de ma vie passée me revenait. Dieu merci, ce n’était qu’un rêve. Rassuré, je m’étire tout comme le fait mon chat. D’ailleurs, le voilà ce gros paresseux, tout étalé sur le lit. Je vois, à la façon dont pointent ses oreilles, qu’il a repéré ma présence. Ramène donc ta frimousse pleine de moustaches et partons en balade. J’ai demandé du soleil aujourd’hui et je m’en vais à la plage.


Le chemin s’enfonce à travers la forêt, et le bruissement des étoiles du matin se fond peu à peu dans une chorale multisonore de la communauté des oiseaux. Il y en a un, un peu plus loin, caché dans les buissons, qui fait un effort colossal pour chanter « Manger ! Manger ! » Ah, le voici ce petit bon à rien ! Comment une petite boule de peluche comme toi peut-elle faire pour chanter si fort à tue-tête ? Incroyable ! Je n’avais jamais remarqué que chaque oiseau possède son propre chant, unique, et pourtant, il n’y a aucune dissonance… Mieux encore, la somme de tous les chants compose une telle symphonie, si merveilleusement mélodique, que l’orchestre le plus fabuleux du monde ne pourra jamais la reproduire.


Les rayons du soleil s’étirent à travers les arbres. Cette lumière magique apporte la vie à la profondeur immense et à la beauté incomparable de cette forêt, transformant les troncs d’arbres en un hologramme féerique. Le chemin m’emmène doucement vers la mer. Des vagues d’émeraude chuchotent en douceur, m’enveloppant d’un souffle de vent tout chaud. Le rivage semble vide à perte de vue et pourtant je me sens bien et à ma place, comme si le monde surpeuplé avait créé ce petit endroit retiré, juste pour moi. Certains pensent que ce qui nous entoure est une illusion que nous créons nous-mêmes. Et bien non, je ne suis pas assez prétentieux pour penser que toute cette beauté n’est rien d’autre que le produit de mon imagination.


Encore sous l’oppressante influence de mon rêve, je commence à me souvenir de mon ancienne vie qui, en fait, était tout aussi morose et sans espoir que mon rêve. J’ai maintes fois essayé, comme beaucoup d’autres, d’exiger de ce monde ce que je pensais qu’il me devait. Pour toute réponse, il me tournait le dos, indifférent. Des personnes expérimentées m’ont dit que l’univers ne donne pas si facilement, qu’il faut se battre pour le conquérir. Alors, j’ai essayé de m’y mettre, en pure perte. Ça n’a aboutit qu’à me fatiguer. Pourtant, ces gens plein d’expérience avaient encore une réponse : « Tu es une mauvaise personne et tu dois te changer toi-même ; et après seulement, exige quelque chose de ce monde. » Je me suis donc battu contre moi-même, mais dans les faits, ça n’a fait que rendre les choses encore plus difficiles.


Alors une nuit, j’ai fait un rêve. Je me retrouvais dans une sorte de réserve naturelle. Une beauté indescriptible m’entourait et je marchais tout en admirant cette splendeur. Soudain, un vieil homme colérique à la barbe grise apparut. Je compris que c’était le superviseur, l’Observateur de la réserve. D’ailleurs, il commença à m’observer en silence. Je me rapprochais et alors que j’allais ouvrir la bouche, il me fit signe de me taire. D’une voix froide, il me dit qu’il ne voulait rien entendre, qu’il était fatigué de ces visiteurs avides et grincheux qui n’étaient jamais satisfaits, demandaient toujours plein de choses, faisaient toujours beaucoup de bruit et partaient en laissant des montagnes de détritus derrière eux. Silencieusement, je hochais la tête en signe d’acquiescement et m’éloignais.


La magnificence de la nature dans ce parc me stupéfiait, tout simplement. Pourquoi n’étais-je jamais venu par ici auparavant ? Transporté, je me laissais aller sans but particulier, pétri d’admiration. Aucun mot ne pouvait décrire comment la nature qui m’entourait, était à ce point incroyablement merveilleuse. En cet instant, j’étais totalement exalté, sans une seule pensée dans mon esprit.


L’Observateur ne tarda pas à réapparaître. Son visage austère s’était détendu. Par un geste, il me demanda de le suivre. Nous grimpâmes au sommet d’une verte colline où se déroulait devant nos yeux, le spectaculaire panorama d’une vallée verdoyante. Tout en bas, nous pouvions voir un village ou quelque chose du même genre. De petites maisons de poupées flottaient au milieu de plantes et de fleurs. C’était comme une image de conte de fées. On aurait pu rester des heures à admirer ce spectacle avec étonnement s’il n’avait pas semblé à ce point irréel. Je commençais à penser qu’une telle beauté ne peut exister qu’en rêve. J’interrogeais l’Observateur du regard ; il eut simplement un petit sourire dans sa barbe, comme s’il voulait dire : « Attends, tu n’as encore rien vu ».


Nous nous promenions dans la vallée et je réalisais que j’étais incapable de me souvenir de la façon dont nous y étions arrivés. J’avais vraiment envie d’avoir des explications de la part du vieil homme. Je pense que je fis une remarque idiote sur la chance et le bonheur des gens qui peuvent s’offrir de vivre en plein milieu de cette beauté. L’Observateur me répondit irrité : « Et qu’est-ce qui t’empêche d’en être ? »
Je répliquais avec cette même vieille ritournelle qui dit que tout le monde ne naît pas riche et qu’on n’est pas maître de son destin. L’Observateur ne m’écouta pas et dit : « C’est précisément ça l’idée ; chaque être humain est libre de choisir parmi toute une palette infinie de destins. La seule liberté que nous ayons, est la liberté du choix. Tout un chacun peut choisir tout ce qu’il veut. »


Ses idées dépassaient ma compréhension et ma philosophie de vie et j’aurais voulu en débattre avec lui. Mais l’Observateur, ne voulant rien entendre, dis : « Tu es fou ! Tu as le droit de choisir, mais tu ne t’en sers pas. Tu ne comprends pas ce que veut tout simplement dire choisir. » C’est complètement fou, pensais-je. Qu’est-ce qu’il veut dire par « Je peux choisir tout ce que je veux » ? Comme si tout m’était permis dans ce monde ! Puis, je compris que tout ceci n’était qu’un rêve. J’étais perplexe parce que je ne m’étais encore jamais réveillé à l’intérieur d’un rêve et par conséquent, je ne savais pas comment agir en pareille situation.


Si je me souviens bien, une fois que je pris conscience que je rêvais, je laissais entendre au vieil homme que, dans un rêve tout comme dans la vie réelle, il peut dire tous les non-sens qu’il souhaite et que c’est bien là toute sa liberté. Mais mes commentaires ne semblèrent pas le troubler du tout. Il rit de moi, rien d’autre. Tout en réalisant l’absurdité de la situation, (pourquoi m’embêter à essayer de discuter avec un personnage de mon propre rêve ?) je commençais à penser qu’il était plus sage de me réveiller. Le vieil homme dut lire dans mes pensées : « Bien, ça suffit, dit-il. Nous n’avons pas beaucoup de temps. Je n’aurais jamais pensé qu’ils m’enverraient un idiot comme toi. Mais peu importe, je dois accomplir ma mission. »


Je lui demandais quelle était cette mission et qui « ils » étaient. Il n’écouta pas et me proposa une énigme qui me semblait complètement ridicule sur le moment même : « Tout un chacun peut acquérir la liberté de choisir tout ce qu’il veut. Voici ton énigme : Comment obtiens-tu cette liberté ? Si tu résouds cette énigme, tes pommes tomberont dans le ciel. »


Que viennent faire des pommes dans tout ceci ? Je commençais à perdre patience et dis alors au vieil homme que je n’avais pas l’intention de chercher la solution de quelque énigme que ce soit. Il n’y a qu’en rêve et dans les contes de fées qu’on peut voir toutes sortes de merveilles, alors que dans la réalité, les pommes tombent toujours par terre. Ce à quoi il répondit : « Ça suffit, partons ! Je dois te montrer quelque chose. »


Lorsque je me réveillais, je me rendis compte que je ne pouvais malheureusement pas me souvenir de ce qu’il s’était passé par la suite dans mon rêve. Par contre, j’avais cette étrange sensation que l’Observateur avait d’une certaine manière introduit des informations dans ma tête, des informations que je ne pouvais exprimer avec aucun mot à ma disposition. Un seul mot étrange me restait en mémoire : Transurfing. Une seule pensée me tournait dans la tête : je n’ai aucunement besoin de meubler mon univers moi-même. Tout a été créé depuis longtemps sans ma participation et pour mon bien-être en plus. Pas besoin non plus de m’acharner à lutter contre le monde pour une place sous le soleil puisque c’est la méthode la moins efficace. Apparemment, personne ne m’empêche de tout simplement choisir le monde dans lequel je souhaite vivre.


Au début, l’idée me sembla absurde, et j’aurais très probablement tout oublié de ce rêve. Mais, à mon grand étonnement, je découvrais bientôt que je pouvais me souvenir de détails spécifiques sur ce que l’Observateur voulait dire à propos de l’expression choisir son propre monde et comment on pouvait y arriver. La solution à l’énigme de l’Observateur vint d’elle-même, de nulle part. Chaque jour, je découvrais quelque chose de nouveau et à chaque fois, j’étais tout à fait surpris et en même temps, un peu effrayé… Je ne peux pas expliquer rationnellement d’où toute cette connaissance est venue. Je peux seulement affirmer une chose : En aucune manière, elle ne peut venir de moi.


Depuis que j’ai découvert Transurfing (ou plutôt, depuis qu’on m’a permis de le découvrir), un nouveau sens tout joyeux remplit ma vie. Ceux qui ont toujours exercé un travail créatif, savent à quel point faire quelque chose de ses mains apporte satisfaction et plénitude. Mais, ce n’est rien comparé au processus de créer son propre destin, bien que l’expression « créer son destin » est ici, dans son sens le plus courant, un peu hors propos. Transurfing est la méthode pour, littéralement, choisir son propre destin, tout comme choisir un objet dans un supermarché. C’est précisément de tout ce que cela signifie que je veux vous parler. Vous apprendrez pourquoi les pommes peuvent « tomber dans le ciel », ce que signifie entendre « le bruissement des étoiles du matin », tout comme beaucoup d’autres choses étranges qui attendent tout simplement que vous les découvriez.
L’ÉNIGME DE L’OBSERVATEUR
Il y a beaucoup de théories diverses sur la nature du destin. L’une d’elles affirme que le destin est la même chose que la fatalité, quelque chose de prédéterminé ; quoi que vous fassiez, vous ne pouvez échapper à votre destin. D’un certain côté, une telle interprétation, dénuée d’espoir, peut conduire à la dépression. Si le destin d’une personne ne fait pas partie des meilleurs, alors il n’y a aucun espoir que ça s’améliore. Mais d’un autre côté, il y a depuis toujours des personnes qui se contentent de cet état de fait ; en fin de compte, c’est plutôt crédible et rassurant de savoir que le futur est plus ou moins prévisible et ne nous effraie pas avec ses incertitudes.


Et pourtant, l’impossibilité fatale d’échapper à son propre destin peut provoquer un sentiment de mécontentement, de protestation intérieure. Un tel peut se sentir lésé, à l’écart de la chance et commencer à se plaindre : Pourquoi la vie est-elle si dure ? Telle personne a tout en abondance, alors que telle autre est constamment dans le besoin. Tout semble si facile pour celui-ci, alors que celui-là court et tourne en rond comme un hamster dans sa roue, n’aboutissant nulle part. Un individu reçoit beauté, intelligence et puissance alors qu’un autre, ignorant de quel péché il doit se racheter, est étiqueté comme un citoyen de seconde zone pendant sa vie entière. Pourquoi cette injustice ? Pourquoi la vie, avec ses variantes infinies, impose des limites à certains groupes d’individus ? Pourquoi ceux qui sont les moins chanceux sont-ils punis ?


Une personne démunie doit éprouver de la rancœur, avant d’essayer résolument de trouver quelque explication sur la raison qui fait que les choses sont telles qu’elles sont. Apparaissent alors toutes sortes d’enseignements dans ce contexte, comme celui qui vous dit que vous avez un mauvais karma et que vous vous rachetez pour de terribles péchés commis dans une vie antérieure. Comme si le Seigneur n’a rien de mieux à faire que d’éduquer ses enfants négligents ! Il semble cependant que malgré Sa toute puissance, Il endure quelques difficultés avec cette méthode d’éducation bien particulière. Au lieu de punir Son peuple pour ses péchés dans cette vie, Dieu, pour une raison inconnue, reporte Sa vengeance à plus tard. On peut alors se demander où est l’intérêt de punir quelqu’un pour quelque chose dont il ne se souvient pas.


Un autre enseignement tente d’expliquer pourquoi il y a tant d’injustice dans ce monde. Cette version donne de l’espoir, puisqu’elle promet une récompense généreuse à ceux qui souffrent et sont dans le besoin. Pourtant, une fois encore, la récompense vous arrive quelque part dans les cieux ou au cours d’une autre vie. Peu importe la façon dont vous les considérez, des explications comme celles-ci ne nous satisfont pas réellement. L’important n’est pas de savoir si ces vies antérieures ou futures existent ou pas, puisque dans la pratique, une personne n’en est pas consciente et ne se souvient que de cette vie présente. De ce fait, en un sens, cette vie actuelle demeure sa seule et unique vie.


Si vous pensez que votre destin est prédéterminé, alors la seule façon d’éviter la dépression revient à capituler et à accepter votre sort tel qu’il est. Et comme toujours, vous aurez une autre explication sur votre incapacité à connaître la réussite : « Tu n’arrives pas à être heureux ? Sois heureux ! » Reste optimiste et contente-toi de ce que tu as… Certaines personnes vous disent très clairement que vous êtes malheureux parce que vous êtes sans cesse insatisfait, parce que tout simplement, vous en voulez trop. De plus, vous ne pouvez qu’être heureux d’office, puisque ce qui vous rend heureux, c’est d’être heureux. Vous devez être joyeux dans la vie ! Alors vous faites comme si vous étiez d’accord même si, en même temps, c’est un peu difficile d’être joyeux et heureux face à la triste réalité du quotidien. N’avez-vous, dans l’absolu, aucun droit d’exiger plus de la vie ? Pourquoi vous forcer à être heureux quand vous ne l’êtes pas ? C’est tout aussi impossible que de vous forcer à aimer.


Il y a toujours autour de nous des individus que l’on appelle « illuminés », toujours occupés à invoquer l’amour universel et le pardon. Si vous voulez vous éviter votre réalité sans pitié, vous pouvez enfiler cette illusion comme une capuche sur la tête et, c’est quasiment certain, vous vous sentirez déjà un petit peu mieux. Mais, au plus profond de vous, vous ne pourrez pas tout à fait comprendre pour quelle raison vous devez pardonner à des personnes que vous détestez, ou en aimer d’autres qui vous sont indifférentes. Pourquoi faire ? Après tout, ce serait là un bonheur forcé, pas vraiment naturel… Comme si la joie ne devait pas venir d’elle-même à vous, mais plutôt se faire expulser de vous, comme de la pâte dentifrice comprimée dans son tube.


Bien sûr, il y a des gens qui ne croient pas que la vie est à ce point ennuyeuse et primaire qu’elle débouche vers un destin prédéterminé. Ils ne veulent pas se satisfaire de ce qu’ils ont et préfèrent alors trouver le plaisir dans la réussite et non dans la situation présente. Ces gens-là ont, de fait, une autre conception du destin : « l’homme se forge son propre bonheur. » Autrement dit, comme nous le savons, nous devons combattre pour atteindre le bonheur. Et comment pourrait-il en être autrement ? Les personnes « intelligentes » affirment que rien ne vient facilement. Ça ressemble à une constatation irréfutable : Si vous ne voulez pas accepter le présent tel qu’il vous est donné, alors vous devrez jouer des coudes pour retrouver votre propre bonheur.


Les leçons de l’Histoire nous chantent la bravoure avec laquelle les héros combattirent, à quel point ils se sacrifièrent, se battant jour et nuit, surmontant des obstacles inimaginables. Les vainqueurs de ces batailles furent grandement récompensés, mais seulement après avoir enduré les pires difficultés et subi les plus grandes pertes dans des bagarres incessantes, sans parler du revers de la médaille… Des millions de personnes ont combattu et peiné alors que seule une petite poignée a réellement connu le succès. Vous pouvez perdre votre vie entière dans des combats désespérés pour une place au soleil, et tout cela en vain. Pourquoi cette vie est-elle si cruelle et sans espoir ?


Quelle lourde charge que d’avoir à vous battre contre le monde pour pouvoir faire votre propre bonheur. Et si le monde ne cède pas, alors vous devez vous battre contre vous-même. Si vous êtes pauvre, malade et malheureux, c’est de votre faute ; vous avez plein de défauts et vous devez changer avant tout.


L’Homme est face au fait depuis le tout début de sa vie, il n’est rien d’autre qu’une accumulation de défauts et d’imperfections, ce qui demande constamment de lourds efforts s’il veut, même simplement, rêver au bonheur. Déprimante image n’est-ce pas ? Il apparaît qu’un homme, malheureux depuis le début et qui n’a pas eu la chance de naître dans une famille heureuse et en bonne santé, n’a plus qu’à se résigner à porter humblement sa croix ou à consacrer sa vie entière à se battre sans fin. Il ne semble pas juste, d’une manière ou d’une autre, de devoir se réjouir d’une telle vie. Tout est vraiment sans espoir ? N’y a-t-il aucune lumière en vue ?


Et pourtant, il y a une solution. Cette solution est aussi simple qu’elle est agréable, au contraire de toutes les alternatives listées ci-dessus, parce que nous allons la chercher sur un autre plan. La notion de destin dans Transurfing repose sur une vue du monde radicalement différente. Alors cessez de gesticuler et de crier désespérément que c’est encore une autre tentative pour empiler un ramassis de non-sens. Commencez par être d’accord sur le fait que toute idée connue sur le destin est basée sur une vision spécifique du monde, qui est à son tour fondée à partir de quelques affirmations qu’il est impossible de prouver totalement.


Par exemple, le matérialisme est fondé sur l’idée que la matière est venue d’abord, puis la conscience par la suite, alors que l’idéalisme proclame l’exact opposé. Et pourtant, il n’est possible de prouver ni l’un ni l’autre. Néanmoins, on a utilisé chacune de ces deux idées pour construire des modèles du monde convaincants, qui se sont attirés bon nombre de fidèles avocats. Ces deux écoles, chacune à sa manière, sont capables d’expliquer philosophiquement, scientifiquement et d’un point de vue religieux, la nature du monde. Et elles ont toutes les deux tort et raison en même temps. Nous ne serons jamais capables de définir la vérité absolue à cause de la nature relative des concepts que nous utilisons pour le faire. La célèbre parabole des trois aveugles décrit comment l’un perçut une trompe d’éléphant, l’autre sa patte et le troisième son oreille. À partir de leurs perceptions, chacun d’entre eux en arriva à une conclusion différente sur ce à quoi ressemblait l’animal. Par conséquent, essayer de prouver qu’une façon de voir les choses est plus exacte que l’autre est absurde. Le plus important est de savoir qu’une façon spécifique de voir les choses fonctionne pour vous.


Vous avez probablement entendu parler de l’idée bien connue que la réalité est une illusion que nous créons nous-mêmes. Pourtant, personne n’a vraiment expliqué l’origine de cette illusion.


Alors, sommes-nous simplement en train de « regarder un film » ? Ce n’est pas tout à fait comme ça, mais en un sens, il y a une parcelle de vérité dans ce concept. Il y a aussi l’opinion opposée : Le monde matériel est tout simplement un mécanisme qui fonctionne selon des lois strictes. Dans un tel monde, les esprits sont incapables de déterminer quoi que ce soit. Il y a là aussi, une parcelle de vérité.


L’esprit humain passe son temps à faire des efforts pour résoudre les ambiguïtés. Il veut absolument faire voler en éclats une théorie dans le seul but d’en idéaliser une autre. D’une façon basique, c’est ce que les scientifiques font, siècle après siècle. Mais après chaque effort pour trouver la vérité, il ne reste jamais qu’une constatation sur le champ de bataille : toute théorie n’est rien d’autre qu’un fragment de la manifestation de ce qui est notre réalité aux multiples facettes.


Chaque théorie est validée par le temps et de ce fait, a bien le droit d’exister. Toute vision de la vie fonctionne de la même manière. Si vous décidez que le destin est prédéterminé, quelque chose que vous ne pouvez pas changer, alors il en sera ainsi. Dans ce cas, vous mettez volontiers votre vie entre les mains de quelqu’un d’autre, et peu importe les mains de qui. De fait, vous devenez un petit bateau en papier, balancé par les vagues de la mer et qui se plie à leur volonté. Si, d’un autre point de vue, vous croyez que vous façonnez votre propre destinée, vous prenez alors consciemment la responsabilité de tout ce qui vous arrive dans la vie. Vous luttez contre les vagues en essayant de prendre le contrôle de votre petit bateau. Gardez à l’esprit que votre choix se transforme toujours en réalité. Vous obtenez ce que vous choisissez. Quelque soit la vision du monde que vous adoptez, ce sera la bonne. Toutefois, soyez bien conscient que les autres ne seront pas d’accord et qu’ils s’opposeront à vous, parce que tout simplement, ils ont aussi raison, quelque soit la vision du monde qu’ils adoptent.


Si vous considérez n’importe quel phénomène de votre réalité et en faites votre point de référence, vous pouvez alors construire toute une théorie scientifique. Cette théorie ne rencontrerait aucune contradiction avec elle-même et de plus, reflèterait avec succès une des manifestations de la réalité. Pour créer tout un système de connaissances comme une théorie scientifique, il suffit de prendre quelques faits qui n’ont même pas besoin d’être totalement expliqués mais qui, néanmoins, ont leur place dans le système.


Par exemple, la physique quantique repose sur plusieurs vérités improuvables appelées « postulats ». On ne peut pas les prouver puisqu’ils en sont les points de référence initiaux. Selon ces lois, un micro-objet apparaît comme une particule dans certains cas et comme une vibration dans d’autres. Les scientifiques étant incapables d’interpréter un tel dualisme sans ambiguïté, ont donc accepté tout simplement que c’est ainsi que les choses sont. Les postulats de la physique quantique peuvent s’accommoder avec l’immense variété de figures et de formes au travers desquelles notre réalité peut se manifester. Presque comme si les aveugles dans notre parabole étaient tombés d’accord sur le fait qu’un éléphant se comporte parfois comme un bâton et parfois comme un serpent.


Si, au moment de décrire un micro-objet, nous choisissons de voir une particule, nous obtenons un modèle d’atome tel que l’a construit le fameux physicien Niels Bohr. Dans ce modèle donné, les électrons tournent autour du noyau, tout comme des planètes tournent autour du soleil dans notre système solaire. Si d’un autre côté, nous choisissions la vibration comme caractéristique fondamentale de notre micro-objet, alors l’atome ressemble à une tache diffuse. Les deux modèles fonctionnent ; ils ne font que refléter des façons différentes et bien distinctes de la manière dont la réalité peut se manifester. Donc là encore, nous obtenons ce que nous choisissons.


À la base, toute manifestation de la réalité peut être le point de référence d’un système de connaissances qui fonctionnera assurément et aura sa place dans le monde. En cherchant la vérité, les peuples ont toujours voulu comprendre la nature du monde dans lequel ils vivent. Ils ont essayé de le faire en étudiant des caractéristiques précises. L’énorme savoir scientifique s’est créé en décrivant et en expliquant des phénomènes naturels spécifiques. C’est ainsi que différentes branches sont apparues. Curieusement, elles se contredisent souvent.


Le monde est un tout par nature et pourtant, il prend sans arrêt des apparences différentes. Pendant que certains s’escriment à examiner et expliquer une apparence, d’autres passent à une autre étape et se retrouvent en contradiction avec les précédents. Les scientifiques tentent d’unifier les différentes manifestations de la réalité pour supprimer les contradictions, mais malgré tout, c’est une tâche extrêmement difficile. Il n’y a qu’une constatation qui n’est sujette à aucun doute, un fait qui peut à lui seul réunifier toutes les ramifications du savoir – l’immense variétés de formes sous lesquelles la réalité nous apparaît : La diversité de ses variantes est la caractéristique fondamentale et première de notre univers.


Distraits par leur intention d’expliquer chaque manifestation séparée, les adhérents de différentes écoles de pensée ne prennent pas en considération la multiplicité des variantes. Et après tout, que pourraient-ils en tirer ? La multiplicité des variantes n’est que le début d’une histoire ou éventuellement un point d’origine. Si l’on prend un peu de recul, on peut considérer que tous les points de départ des différentes branches de la connaissance arrivent après. Toutefois, et quoi qu’il en soit, personne ne se soucie du point d’origine, comme s’il ne contenait absolument aucune information. Et pourtant si, il en contient… Il contient l’information la plus incroyable.


Nous devons utiliser la multiplicité des variantes comme notre point de départ pour résoudre l’énigme de l’Observateur. En d’autres termes, nous affirmons que la réalité peut se manifester d’un nombre infini de manières. Malgré la généralité de notre affirmation, nous verrons qu’elle met en lumière la connaissance la plus intéressante et inattendue.


Commençons avec le principe que toutes les formes au travers desquelles notre réalité se manifeste, doivent avoir une origine, un endroit, un lieu où la multitude des variantes se trouve. Où sont enregistrées les lois de notre univers ? L’univers se révèle être comme de la matière qui se déplace à travers l’espace et le temps. Et déplacer de la matière obéit à certaines lois. Comme vous le savez, on représente des points sur un graphique en fonction de formules mathématiques spécifiques. Nous pouvons dire que le mouvement d’un point sur un graphique obéit à une fonction définie. Cependant, les formules et les lois physiques ne sont que des inventions abstraites de nos esprits, créées pour nous faciliter la compréhension et expliquer ce que nous percevons avec nos sens. Il est très peu probable que la nature conserve ces formules et ces lois cachées quelque part.


Comment pouvons-nous nous y prendre différemment pour définir des points sur un graphique ? Nous pourrions bien sûr, enregistrer les coordonnées exactes de chaque point, ce qui est déjà un problème puisqu’il y en a une quantité infinie. La taille de notre mémoire n’est pas suffisamment grande et ne peut retenir une telle masse d’information. Par contre, pour la nature, « l’infini » n’est pas un problème. La nature n’a aucun besoin de se représenter l’emplacement et le mouvement de chaque point sur un graphique en utilisant des formules. Lorsque nous cisaillons une fonction linéaire en un nombre infini de petits points, chaque point peut être considéré comme une cause et chaque point consécutif peut l’être comme un effet. Ainsi, le mouvement de tout point matériel dans l’espace-temps peut être vu comme une chaîne continue d’une longueur infinie, composée d’une infinité de minuscules causes et effets.


Dans notre savoir, nous représentons le mouvement de la matière en utilisant des lois, alors que la nature intègre ce mouvement dans sa forme la plus pure, comme un nombre infini de causes et d’effets. En le disant d’une façon plus large, les coordonnées de chaque objet matériel possible et son parcours à travers l’infinité de points, sont conservés dans un champ d’informations dont nous parlerons comme « l’espace des variantes ». Il contient l’information sur tout ce qui a été, qui est et qui sera.


L’espace des variantes est une structure informationnelle qui s’appuie sur une base tout à fait matérielle. Ce champ infini d’informations contient toutes les variantes possibles de chaque événement qui pourrait arriver. Nous pouvons dire que l’espace des variantes contient toute l’information. N’essayons pas de deviner comment cette information est conservée – ce n’est pas tellement important. La chose essentielle à se rappeler c’est que l’espace des variantes fonctionne comme un modèle, un réseau agencé pour déplacer la matière à travers l’espace et le temps.


Donc, chaque point dans l’espace des variantes contient ses propres variantes d’un événement particulier. Pour le dire plus simplement, imaginons que chaque variante consiste en un scénario et son décor. Le décor représente l’image externe ou encore la forme de la réalité manifesté, alors que le scénario est le chemin sur lequel la matière se déplace. Pour rendre les choses encore plus faciles, on peut diviser l’espace des variantes en secteurs, et chacun d’entre eux possède son propre scénario et son décor. Plus il y a d’espace entre les secteurs, plus grandes sont les différences dans les scenarii et les décors. Votre destin se représente lui aussi par une multitude de variantes.


Théoriquement, il n’y a aucune limite au nombre et type de scenarii et décors qui existent dans la vie d’une personne. C’est parce que l’espace des variantes est infini par nature. Le dernier des événements significatifs peut avoir un impact sur le proche destin d’une personne. La vie d’une personne est tout simplement comme un déplacement de matière, ce n’est rien d’autre qu’une chaîne de causes et d’effets. Dans l’espace des variantes, les causes et les effets sont très proches. Ils se suivent les uns les autres et par conséquent, les secteurs d’une destinée forment une ligne de vie. Les scenarii et décors sur une telle ligne sont plus où moins de la même nature. La vie d’un homme s’écoule de façon régulière dans une direction donnée, jusqu’au moment ou un événement prend place et change les scenarii et les décors. Alors le destin amorce un tournant, pour entamer un autre déplacement le long d’une nouvelle ligne de vie.


Imaginez que vous assistez à une représentation théâtrale. Vous retournez au théâtre le jour suivant pour revoir exactement la même pièce. Pourtant, la pièce se joue maintenant dans un décor différent. Les deux pièces que vous avez vues, sont des lignes de vie qui sont plutôt proches l’une de l’autre dans l’espace des variantes. La saison suivante, vous allez revoir la pièce avec les mêmes acteurs, mais cette fois-ci, on en a sensiblement modifié le scénario. Cette ligne de vie est plus éloignée de l’originale, quand vous êtes allé voir la pièce la toute première fois. La même pièce pourrait finalement se jouer dans d’autres théâtres et vous pourriez à chaque fois en expérimenter une nouvelle interprétation radicalement différente. Cette ligne de vie se trouverait de fait beaucoup plus loin de la toute première.


La réalité se manifeste dans toutes ses multiplicités, précisément du fait que le nombre de variantes est infini. Tout point d’origine flotte sur la chaîne des causes et des effets. Choisir votre point d’origine vous fera obtenir une manifestation de la réalité qui lui correspond. Nous pouvons dire que la réalité se déploie tout au long d’une ligne de vie en étroite dépendance avec le point d’origine sélectionné. Chacun reçoit ce qu’il ou elle choisit. Vous avez le droit de choisir, tout simplement parce que l’infinité des variantes existe déjà. Personne ne vous empêche de sélectionner le destin que vous aimez. Maîtriser votre destinée se résume à une chose très simple : faire un choix. Transurfing vous donne la réponse sur comment faire ce choix.


Donc, une structure d’information contient une multitude infinie de possibilités potentielles – variantes – chacune avec ses propres scenarii et décors. Le processus de la matérialisation se réalise en accord avec l’information contenue dans cette structure. On peut démontrer le processus de déplacement de la matière à travers l’espace des variantes par l’expérience mentale suivante :


Représentez-vous un tuyau d’eau. Un anneau réfrigérant se déplace doucement le long du tuyau, faisant geler l’eau uniquement à l’emplacement de l’anneau. Donc, la glace solide bouge dans l’eau le long du tuyau. Les molécules d’eau restent à leur place dans un état relativement libre. Quand l’anneau réfrigérant passe à un endroit particulier, les molécules d’eau à l’intérieur du tuyau se figent, gelées en cristaux de glace. Mais la glace fond dans l’eau et les molécules d’eau se libèrent à nouveau. Le cristal de glace ne se déplace pas dans l’eau à travers le tuyau. C’est la structure de la glace – l’état gelé – qui se déplace à travers le tuyau.


Donc, en faisant une métaphore, l’eau dans le tuyau représente l’espace des variantes, tandis que le cristal de glace représente la manifestation matérielle des variantes. La molécule d’eau représente les individus, et leur position dans la structure cristalline se manifeste comme une variation possible de la destinée. Il n’y a pas de réponse définie à ce que l’anneau réfrigérant représente… En d’autres termes, comment et pourquoi une information se transforme-t-elle en matière ? Dans l’infiniment petit de la physique quantique, la matière peut prendre la forme d’un condensé d’énergie. Nous savons que les microparticules naissent et meurent de façon répétitive dans le vide. Donc, dans un sens, la matière existe, mais en même temps, elle n’a pas sa propre substance matérielle. Il n’y a qu’une seule chose claire : Chaque chose tangible se compose à partir d’une énergie intangible.


J’espère que je ne vous fatigue pas trop avec la physique. Nous n’en sommes qu’au point de départ de Transurfing. Mais ce que vous êtes sur le point de retirer de ce livre peut être relativement choquant. Donc, je ne peux vous le présenter sans un minimum théorique pour permettre à votre esprit de s’y retrouver sans confusion. Tenez bon avec moi, encore un petit peu.


On peut faire une autre analogie avec les vagues de l’océan pour illustrer une manifestation dans l’espace des variantes. Supposons qu’une vague se forme dans la mer, suite à un tremblement de terre. Elle se déplace sur la surface de l’océan comme une grosse bosse, mais l’eau en elle-même reste en place. Ce n’est pas la masse d’eau qui se déplace, mais plutôt la manifestation de son énergie potentielle. Il n’y a que sur le rivage que l’eau frappe et éclabousse la terre ferme. Toutes les vagues agissent de la même manière. Dans cette métaphore, la mer est l’espace des variantes, tandis que la vague en est la manifestation matérielle.


Alors, qu’obtient-on ? D’un côté, la manifestation matérielle se déplace dans le temps et l’espace et de l’autre, les variantes restent à leur place et continuent d’exister à jamais ? Ça veut dire que tout a toujours été, est et sera toujours ? Et bien, pourquoi pas ? Le temps est tout aussi statique que l’espace. On peut seulement percevoir le mouvement du temps quand on projette un film et que les images s’enchaînent les unes aux autres. Maintenant, débobinez le film et regardez toutes les images en même temps. Où donc est passé le temps ? Toutes les images existent simultanément. Le temps reste statique jusqu’au moment où nous regardons de façon séquentielle une image après l’autre. C’est exactement ce qui se passe dans la vraie vie, et c’est pourquoi le principe que tout arrive et s’en va est solidement implanté dans notre conscience.


En fait, tout ce qui est écrit dans le champ d’information est là depuis toujours et restera là à jamais. Les lignes de vie existent tout comme les bobines de cinéma. Tout ce qui s’est produit ne disparaît pas pour de bon, mais continue à exister. Tout ce qui pourrait se passer, se passe en ce moment. Le présent de votre vie actuelle est la manifestation matérielle d’un secteur donné dans l’espace des variantes, sur une ligne de vie qui lui correspond.


Beaucoup de personnes aimeraient savoir : Comment se fait-il que toutes les variantes possibles de mon destin coexistent de façon permanente ? Et qui aurait besoin d’organiser tout ça ? Dieu ? La Nature ? Et pourquoi ? Alors, essayez d’imaginer un point sur un plan comportant deux axes de coordonnées. À l’école, on apprend la chose suivante : sur un plan, un point donné peut avoir n’importe quelle coordonnée x et y (notez bien : n’importe quelle !) d’une valeur négative ou positive et jusqu’à l’infini. Personne n’a jamais posé la question : Comment fait-il ce point pour avoir n’importe quelle coordonnée ? Maintenant, représentez-vous un point qui se déplace sur une fonction linéaire en se demandant : Comment se fait-il que le chemin sur lequel je me suis toujours déplacé ait toujours été là et continuera à jamais d’être là ? Et comment se fait-il que mon futur voyage et ses chemins soient déjà prédéterminés ? Mais vous, qui observez le point et son chemin depuis le dessus, vous vous rendez bien compte que ce voyage est tout à fait banal et n’a rien d’extraordinaire.


L’espace des variantes fonctionne comme un modèle ; il détermine de quelle façon les choses doivent se manifester dans la réalité. Imaginez une forêt et un homme avec une lampe torche. L’homme marche à travers la forêt et, quelque soit l’endroit où il pointe le faisceau lumineux, il n’illumine qu’une toute petite partie de la forêt. La réalisation2 de la matière se manifeste, elle aussi, comme un point lumineux. L’entière forêt plongée dans le noir est l’espace des variantes alors que la partie éclairée est la manifestation d’une variante, dans un secteur donné. Qu’est-donc cette « lumière » ? En d’autres termes, qu’est-ce qui éclaire ou matérialise une variante dans un modèle ?


Pour répondre à cette question, nous devons encore choisir un autre point de départ. À notre époque, il ne fait plus aucun doute que les pensées sont matérielles. La réalité nous apparaît sous deux formes : d’un côté, notre existence est définie par notre conscience, et pourtant, de l’autre, il y a tout un tas d’évidences indiscutables du contraire. Nos pensées n’agissent pas uniquement comme la motivation d’une action, elles ont aussi un impact sur notre réalité. Par exemple, nos pires peurs ont tendance à se concrétiser. Bien sûr, vous pourriez prétendre que nous ne parlons pas tout à fait de la matérialisation de nos pensées, mais plutôt d’une prémonition de mauvaise augure sur ce qu’il va se passer. C’est certain, la plupart des phénomènes paranormaux ont tendance à demeurer inexplicables et ambigus. Mais cela ne veut pas dire que nous pouvons continuer à ignorer cet aspect particulier de la réalité manifestée. Bon nombre de preuves confortent le fait que les pensées peuvent avoir une influence directe sur la réalité.


D’une façon comme de l’autre, ce livre traite spécifiquement de comment de telles choses sont possibles. Partons de l’hypothèse suivante : Les radiations de l’énergie mentale matérialisent une variante potentielle. Cette hypothèse est correcte puisque la réalité peut se manifester sous toute forme définie par la conscience. Vous pouvez trouver des preuves de cette hypothèse, non seulement dans votre vie quotidienne, mais aussi dans les expériences de la physique quantique. Pour ce qui nous concerne, ce n’est pas très important de savoir exactement comment les pensées interagissent avec l’espace des variantes. Nous ne savons pas encore tout à fait comment le processus du transfert de l’information se met en place – s’il est basé sur l’énergie ou sur quelque chose d’autre. Pour simplifier, disons que la vague de l’énergie mentale « illumine » un certain secteur de l’espace des variantes et que, comme résultat, la variante obtient sa propre matérialisation. Les ondes mentales trouvent le secteur dont les caractéristiques leur sont similaires dans l’espace des variantes. La variante d’un secteur particulier se matérialise alors. Ici, dans cette chaîne d’événements, la conscience est capable de définir la réalité.


Gardez simplement à l’esprit que ce n’est qu’une manière de manifester la réalité. Il n’est pas possible de donner forme à votre réalité, selon votre propre volonté et avec facilité, grâce à une simple méditation, bien qu’il y ait des individus capables de faire se matérialiser des objets à partir d’un filet d’air. Toutefois, ces individus restent discrets. Ils ne font jamais de publicité sur leurs capacités. Néanmoins, les pensées ont le même impact sur le destin de l’Homme, tout comme ses actions spécifiques. Les gens sont habitués à l’idée que leurs actions attirent des conséquences visibles qui sont facilement explicables.
L’influence des pensées passe inaperçue par habitude et par conséquent, on ne peut ni l’expliquer ni la prédire. Il semble même qu’établir un lien de cause à effet flagrant entre les pensées et les événements ultérieurs reste relativement difficile. Mais vous allez bientôt voir que les pensées d’une personne ont une influence directe sur la forme de sa réalité. Les êtres humains obtiennent exactement ce qu’ils choisissent.


Quelqu’un pourrait objecter : « Est-ce que vous essayez de dire que tous ces océans, montagnes, planètes et galaxies ne sont rien d’autre que le produit de mes pensées ? » La tendance de l’Homme à se considérer comme le centre de l’univers fait partie de la nature humaine. En fait, l’Homme occupe une toute petite place dans cet espace infini. Notre monde est peuplé de millions d’organismes vivants et chacun d’entre eux apporte sa propre contribution à la formation de la réalité. Chaque créature a ses propres paramètres d’ondes mentales. Si ça ne vous plaît pas de visualiser des plantes comme des créatures qui pensent, vous pouvez nommer le processus différemment ; ça ne modifiera pas l’idée principale. Nous ne pouvons même pas dire avec certitude que les éléments non vivants n’ont pas quelque chose en commun avec les pensées des organismes vivants ; sans mentionner l’Esprit qui pénètre chaque chose dans l’existence et que nous appelons Dieu. Toute créature a sa propre conscience et forme la couche de son propre monde. Nous pouvons dire que tout dans ce monde comporte une particule de Dieu et que de cette manière, Il dirige le monde.


Chaque personne se déplace sur sa ligne de vie. Mais en même temps, tous les individus vivent dans un seul et même monde. Le monde matériel est unique pour tous ces individus, mais chaque personne a sa propre manifestation de la réalité. Supposons que vous êtes un touriste à la découverte d’une jolie ville. Vous admirez les attractions touristiques et les beautés architecturales ; vous voyez des jardins de fleurs, des fontaines, des parcs avec de petits sentiers, ainsi que la mine réjouie de ses habitants en bonne santé. Soudain, en passant devant une poubelle, vous apercevez un sans-abri. Il est tout comme vous, dans le même monde et dans la même dimension. Cependant, il ne voit pas ce que vous voyez. Il voit une bouteille vide dans la poubelle, le mur sale, un autre clochard qui va lui prendre la bouteille vide, la police qui le regarde avec suspicion, etc. Vous vivez sur une ligne de vie et lui sur une autre. Vos lignes de vie se sont croisées dans l’espace des variantes. Et ainsi, ce monde, en tant que matérialisation de la réalité, est seul et unique pour chacun de vous.


Toutes les manifestations matérielles sont constituées par l’énergie. Le champ d’énergie est primaire, alors que toutes les manifestations physiques sont secondaires. Les scientifiques essayent de rassembler les différentes manifestations de l’énergie en une seule structure théorique et nous en verrons bientôt les résultats. Mais ils devront alors ajouter d’autres éléments à la théorie, car la réalité peut se manifester d’un nombre infini de manières. Sans aller trop dans les détails, regardons l’énergie comme une sorte de force abstraite et invisible qui, néanmoins, existe dans la réalité. Pour notre propos, il est suffisant d’admettre le fait que l’énergie des pensées d’une personne est entièrement matérielle. L’énergie mentale n’est pas enfermée dans la boîte crânienne de cette personne pour y circuler sans but. Au contraire, elle se disperse dans l’espace où elle interagit avec les champs énergétiques environnants. De nos jours, très peu de personnes s’amuseraient à contester ce fait.


Par commodité, nous pouvons prendre la fréquence des ondes mentales comme paramètre, de la même façon que nous mesurons les ondes radio. À chaque fois que vous pensez à quelque chose, la fréquence de votre énergie mentale s’accorde à une certaine zone – secteur – de l’espace des variantes. Quand l’énergie s’engouffre dans un secteur de l’espace des variantes, la variante spécifique à ce secteur commence à se matérialiser. L’énergie possède une structure complexe et pénètre toute chose dans ce monde. Lorsqu’elle passe à travers le corps d’un homme, les pensées de cet homme la modulent et les paramètres de ces pensées se sont intégrés à l’énergie lorsqu’elle en ressort (un émetteur radio fonctionne de la même façon). Les paramètres de l’énergie intègrent les caractéristiques des pensées. De cette manière, l’énergie ressort sous forme d’ondes mentales qui, à leur tour, convertissent un secteur de l’espace des variantes en manifestation matérielle. Quand vous pensez à une chose, bonne ou mauvaise, vous irradiez de l’énergie mentale à travers l’espace des variantes. Cette énergie modifiée s’applique à un secteur spécifique, et cette interaction donne lieu à un changement équivalent dans votre vie.


Les situations dans une vie ne se forment pas qu’avec des actions spécifiques, mais aussi avec la nature des pensées de la personne. Si vous avez une attitude agressive envers ce monde, il vous traitera de la même manière. Si vous pleurnichez sans arrêt en exprimant votre insatisfaction envers lui, vous aurez de plus en plus de raisons d’être insatisfait. Si votre attitude envers la réalité comporte une prédominance négative, alors ce monde devient un endroit effrayant à vivre. L’opposé, bien sûr, est tout aussi vrai : Une attitude positive est la façon la plus naturelle de changer votre vie pour le meilleur. Vous obtenez ce que vous choisissez. C’est la réalité, que vous l’aimiez ou pas.


Tant que vos pensées vont plus ou moins dans la même direction, vous vous trouvez sur une même ligne de vie. Dès que votre attitude envers la réalité change, d’une façon ou d’une autre, les paramètres de vos ondes mentales intègrent de nouvelles caractéristiques, et la manifestation matérielle de votre monde se déplace de l’ancienne ligne vers la nouvelle. Sur cette ligne, les événements obéissent à un scénario radicalement différent, en accord avec les paramètres de votre rayonnement mental. Si pour quelque raison que ce soit, vous n’aimez par ce scénario, vous vous débattrez pour essayer de changer la situation. Chaque individu en présence d’obstacles, réagit négativement en exprimant son insatisfaction ou en déprimant. De fait, ses ondes mentales se replacent sur une ligne où il y aura encore plus d’obstacles. Le résultat qui s’ensuit est que sa vie dégringole la pente de plus en plus vite.


Le processus décrit ci-dessus peut vous sembler hors contrôle mais en fait, vous êtes le seul responsable, à diriger l’énergie de vos protestations vers des zones à problème de l’espace des variantes. Vous pensez qu’en faisant de la sorte vous surmontez de fait les obstacles, alors qu’en réalité, vous obtenez exactement ce que vous choisissez. Si vous choisissez de combattre les obstacles, alors vous en aurez plus qu’il n’en faut pour vous battre. Si vous êtes préoccupé à penser à vos problèmes, alors ceux-ci seront toujours plus présents dans votre vie. Vous dirigez vos actions de manière à changer la situation sur votre ligne de vie actuelle, mais vous ne pouvez jamais modifier un scénario dans l’espace des variantes. Vous ne pouvez que choisir un autre scénario. Pendant que vous essayez de changer un événement déplaisant du scénario à l’intérieur de l’espace des variantes, vous pensez précisément à ces choses que vous n’aimez pas. De cette manière, inéluctablement, votre choix se matérialise avec succès et vous obtenez exactement ce dont vous ne voulez pas.


Il n’est pas possible de changer quoi que ce soit sur votre ligne de vie actuelle. Si par exemple, vous rentrez dans une galerie d’art, vous ne pourrez pas modifier ou reconstruire une exposition qui vous déplaît ; vous n’êtes pas celui qui en a la charge. Mais personne ne vous arrêtera si vous faites demi-tour pour vous diriger vers une autre pièce dans laquelle vous pourrez contempler une œuvre que vous préférez. Bien sûr, se déplacer vers une autre ligne de vie, où chacun obtient quoi qu’il ou elle demande, ne se fait pas par la simple volonté. Nos pensées ne peuvent pas toutes se manifester ni nos désirs être tous comblés. Et ceci, non pas à cause du contenu des pensées, mais plutôt de leur nature. En rêver ou le désirer ne veut pas encore dire le choisir. Les rêves ne deviennent pas réalité. Il est nécessaire de remplir certaines conditions pour que vos rêves deviennent réalité. Vous découvrirez quelles sont ces conditions et comment vous les remplirez dans ce livre.


Il y a un nombre infini de lignes – de destins – pour chaque personne dans l’espace des variantes. Nous n’avons aucune raison d’en vouloir à notre destin parce que nous avons reçu le droit de choisir. Notre seul problème est que nous ne savons pas comment faire. Le monde nous apparaît comme une multitude de possibilités, comme s’il avait été créé pour satisfaire tous les besoins possibles. Chacun peut trouver tout ce qu’il a toujours voulu dans ce monde. Même pour les autres branches de la connaissance, le monde nous apparaît simplement de la manière dont nous avons envie de le voir. Par exemple, l’idéaliste proclame que le monde est une illusion et le monde est d’accord. Le matérialiste proclame exactement l’opposé et de nouveau le monde n’a rien contre cette opinion. Les gens s’acharnent entre eux à imposer leurs opinions aux uns et aux autres, pendant que le monde démontre qu’ils ont tous raison. Eh bien, n’est-ce pas grandiose ? On appelle aussi « illusion », l’espace des variantes alors que la manifestation matérielle est exactement la même chose que le « monde matériel ». Nous obtenons toujours ce que nous choisissons.


Quiconque connaît bien les principes de l’islam, connaît la signification de l’expression « le destin d’un homme est écrit dans Le Livre ». À la base, cela signifie que le destin est prédéterminé et qu’on ne peut lui échapper. On trouve des déclarations similaires dans le contexte d’autres religions. Il est vrai que le destin d’un homme est déjà prédéterminé. Les religions ne se trompent que sur le fait qu’il n’y a pas une unique variante du destin d’une personne, mais plutôt un nombre infini de variantes. Vous ne pouvez pas échapper à votre destin. C’est vrai à un certain degré car vous ne pouvez pas changer le scénario d’une variante. Vous battre contre le monde qui vous entoure pour changer votre destinée est une tâche très difficile et totalement ingrate. N’essayez pas de changer le scénario, c’est sans objet. Vous pouvez, plus simplement, choisir la variante que vous aimez le plus.


Bien sûr, ceci est très étrange et peut éveiller certains doutes. Cependant, je n’ai jamais pensé que vous seriez déjà convaincu par le modèle des variantes. Je n’y croyais pas moi-même jusqu’au moment où j’ai constaté que Transurfing fonctionnait, et qu’il fonctionnais à cent pour cent. Il n’y a aucune raison de favoriser un modèle spécifique si votre seul but est de trouver une sorte de vérité absolue. Le modèle en lui-même est relativement peu important. Le plus important, c’est le résultat pratique que vous obtenez en utilisant un modèle en particulier. Différents modèles mathématiques peuvent représenter le même phénomène physique de différentes façons. Ne serait-ce pas amusant si les experts de la géométrie analytique levaient soudainement les armes contre les analyses mathématiques et commençaient à prétendre que la géométrie est l’unique discipline mathématique ? Les mathématiciens peuvent arriver à une sorte d’accord entre eux, mais qu’en est-il des figures de la philosophie ou des religions ? Jamais.


Où se situe l’espace des variantes ? Il est très difficile de répondre à cette question. En partant de notre perception tridimensionnelle, nous pourrions dire que l’espace des variantes est partout et nulle part en même temps. Imaginez un plan infini qui n’a ni commencement ni fin, et que sur ce plan vivent de petits personnages bidimensionnels. Ils ne soupçonnent pas qu’il existe une quelconque troisième dimension. Il leur semble que ce plan aplati est le monde et ils ne peuvent envisager que quelque chose puisse exister au-delà de leurs frontières. Pourtant, nous savons que nous n’avons qu’à rajouter une troisième dimension à ce modèle du monde pour que se crée, tout à coup, un nombre infini de plans bidimensionnels. Par conséquent, ne vous souciez pas du fait que nous ne soyons pas en mesure d’imaginer avec beaucoup de détails comment une quantité infinie de mondes peuvent coexister avec le nôtre.


Il est difficile de croire que des mondes parallèles existent dans les faits. Mais d’un autre côté, vous est-il facile de croire en la théorie de la relativité qui affirme qu’un corps en accélération augmente sa masse, réduit sa taille et ralentit le temps au travers duquel il se déplace ? Il est pourtant impossible pour l’instant de vérifier cette affirmation sur une expérience pratique. Le plus important n’est pas que nous comprenions la théorie ou pas, mais l’utilité pratique que l’on peut retirer de cette théorie.


Il est plutôt absurde et trivial de se disputer sur les avantages d’un modèle donné dans l’espace infini. Essayez de vous représenter l’infini au travers de distances qui s’agrandissent sans cesse, comme l’espace intersidéral par exemple. Il n’y a là aucune frontière, au plus loin de la distance. L’infini pour les distances toujours plus petites, aussi étrange que cela puisse paraître, n’a pas de limite non plus. Nous pouvons observer uniquement une partie limitée de l’univers visible. Le télescope, comme le microscope, ont tous deux leurs limites. L’infiniment petit n’est pas si différent de l’infiniment grand.


Il y a une théorie selon laquelle l’Univers visible s’est créé à partir du « Big bang ». D’après cette théorie, l’Univers est depuis lors en constante expansion dans toutes les directions. Les corps se déplacent dans le cosmos à très grande vitesse. Mais si nous changeons notre point de vue et prenons en compte les fabuleuses distances impliquées dans ce procédé, nous constatons que cette expansion se produit très lentement et sur une très longue période de temps.


Il est tout aussi reconnu que dans le vide, à tout moment du temps, les particules élémentaires apparaissent de nulle part et disparaissent aussi soudainement qu’elles sont apparues. En considérant la relativité de l’espace et du temps, nous pouvons considérer chaque particule comme un univers séparé, similaire au nôtre. Après tout, nous ne savons pas grand-chose de la façon dont les particules élémentaires se sont créées. D’après les physiciens, les particules élémentaires apparaissent parfois comme des vibrations et parfois comme des particules. En allant plus loin dans l’infiniment petit, on peut comparer les distances relatives à celles de l’infiniment grand, et le temps pour un Observateur à l’intérieur se ralentit là encore. Pour un Observateur extérieur, notre univers existe dans un seul et même instant, tout comme une particule qui apparaît et disparaît dans le vide en moins d’une seconde, alors que pour nous, les Observateurs à l’intérieur, notre univers existe depuis des millions d’années.


Quand vous avalerez votre prochaine gorgée de café, pensez-y : Combien d’univers venez-vous d’engloutir ? Vous venez d’engloutir un nombre infini d’univers parce que l’infini ne peut se diviser en parties. C’est aussi lointain et ça prend tout autant de temps de « voler » dans l’infiniment petit que de voler dans les expansions sans fin de l’espace intersidéral. Le temps, comme l’espace, est infini. C’est tout aussi valable pour le temps qui avance que pour le temps qui recule. Les fragments du temps peuvent être infiniment petits, comme ils peuvent être infiniment gigantesques. Tout point d’un fragment du temps peut être considéré comme un point d’origine des deux côtés duquel se trouve le temps infini. Déplacer le point d’origine le long du fragment temporel ne changerait rien à ce qui est à l’avant ou à l’arrière de ce point.


Cette infinité de mondes à l’intérieur d’autres mondes existe simultanément. Le centre de l’univers se trouve à tout point déterminé, à tout moment déterminé, car une infinité similaire entoure chaque point de tous les côtés possibles. Et tous les événements possibles existent simultanément pour exactement les mêmes raisons que le centre de l’univers se trouve simultanément à n’importe quel point donné. C’est difficile à imaginer. Mais là encore, nous ne pouvons pas voir l’entièreté de l’univers d’un seul regard. Peu importe la façon dont vous imaginez votre déplacement dans l’univers, il y a toujours le même espace infini autour de vous. Il y a bien entendu, d’autres théories plus confuses à propos de la structure de notre univers, selon lesquelles notre univers visible est en fait une sphère finie dans un espace quadridimensionnel. Mais ceci ne rend pas les choses plus faciles car une fois encore, il peut y avoir un nombre infini de dimensions. Ne pas être capables d’imaginer tout ceci, nous oblige à nous satisfaire de notre propre point de vue limité, tout en prétendant que nous y comprenons quelque chose.


Dans l’ensemble, il y a beaucoup de choses incompréhensibles et inconcevables dans la science moderne, mais ceci ne nous empêche pas d’utiliser les fruits que cette science a récoltés. En utilisant les principes de Transurfing, vous obtiendrez des résultats époustouflants. Soyons d’accord sur le fait que vous n’aurez pas à vous tourmenter avec des questions sur le pourquoi et le comment exacts du fonctionnement de Transurfing. C’est comme si un enfant demandait à un physicien, pourquoi les corps s’attirent-ils les uns les autres ? Le physicien répondrait que c’est parce qu’il y a les lois de la gravité, mais l’enfant demanderait alors pourquoi est-ce que les lois de la gravité existent ? Mais il n’y a pas de réponse qui permette de savoir comment les corps physiques s’attirent. Donc laissons tomber cette tâche infructueuse qui consiste à expliquer quelque chose et utilisons simplement les conclusions du modèle des variantes. Il est clairement au-delà de nos possibilités de tout savoir et de tout comprendre.
Sur la base du modèle des variantes, l’Homme créé son propre destin. Et pourtant, l’idée du destin dans Transurfing diffère de l’idée généralement acceptée. Alors, quelle est la différence ? La différence est que vous pouvez choisir votre propre bonheur sans avoir à vous battre pour cela. Ne vous précipitez pas pour accepter ou rejeter le modèle des variantes, une bonne fois pour toutes. Posez-vous d’abord cette question : Avez-vous accompli plus de choses en vous battant contre ce monde pour votre propre bonheur ? Chacun doit décider pour lui-même s’il continue à agir de la même façon ou s’il essaye une approche différente. Vous pouvez toujours passer votre vie entière à vous battre et à faire des efforts pour n’arriver absolument nulle part. Serait-ce plus facile si ce monde venait de lui-même vers vous ? Après tout, il ne ferait que manifester vos choix.


Quelque soit la commande que vous passez, elle vous arrivera toujours, quoi qu’il arrive. Mais faire un choix n’est pas la même chose que désirer quelque chose ; c’est tout à fait différent. Et vous êtes sur le point de découvrir ce que c’est. Les vœux ne se réalisent que dans les contes de fées. La puissante croyance selon laquelle la réalisation d’un vœux est à la fois extrêmement difficile voire impossible n’est pas une coïncidence. Pour l’instant, nous n’avons franchi que la première étape vers la solution de l’énigme de l’Observateur. Bientôt, vous saurez pourquoi les vœux ne se réalisent jamais et les rêves ne deviennent jamais réalité.
RÉSUMÉ
La réalité se manifeste à travers un nombre infini de formes d’existence.
La diversité des variantes est la toute première qualité fondamentale de notre monde.
Un modèle du monde représente une partie des multiples facettes sous lesquelles la réalité apparaît.
Toute approche de nos connaissances est basée sur un aspect que nous avons choisi de la réalité manifestée.
Votre choix se réalise toujours dans la réalité. Ce que vous choisissez, vous le recevez.
L’espace des variantes est un champ d’information de ce qui a été, ce qui est et ce qui sera.
Le champ d’information contient les variations potentielles de tout événement.
Une variante est constituée d’un scénario et de son décor.
L’espace des variantes peut être divisé en secteurs qui contiennent tous leurs propres variantes.
Plus il y a d’espace entre les secteurs, plus il y aura de différences entre les variantes.
Les secteurs qui comportent des paramètres à peu près similaires forment une ligne de vie.
La réalisation matérielle se déplace dans l’espace comme une masse condensée.
Le rayonnement de nos énergies mentales matérialise les variantes potentielles.
Chaque organisme apporte sa propre contribution à la création de réalisations matérielles.
Quand les paramètres de l’énergie mentale changent, l’organisme se déplace vers une autre ligne de vie.
Vous ne pouvez pas changer le scénario d’une variante, mais vous êtes capable d’en choisir une autre.
Ne vous battez pas pour le bonheur. Vous pouvez plus simplement choisir une variante que vous aimez.
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MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 14:05 (2012)    Sujet du message: Publicité

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